samedi 6 décembre 2008

Le plan de relance pour l’économie française




Face à la crise financière, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a présenté son plan de relance le 4 décembre 2008 à Douai.

Ce plan de lutte contre la crise économique est une enveloppe de 26 milliards d’euros soit 1,3% du PIB. Il repose principalement sur l’investissement (logement, grands travaux) et le soutien aux entreprises.
Selon le ministre des Finances, Christine Lagarde, dans Le Figaro du vendredi 5 décembre 2008, ce plan pourrait générer entre 80 000 et 110 000 emplois.
Après un soutien affiché aux banques, une réflexion sur les aides au secteur automobile, le gouvernement diversifie ses aides en ciblant les entreprises et surtout les PME. Ce plan de relance, le troisième de la Vème République, devrait en effet permettre à ces entreprises de trouver les moyens, sans recourir aux banques, de supporter la crise financière en maintenant leurs activités, en conservant leurs emplois et donc en soutenant la croissance. Ces mesures, que certains déjà rejettent, ont bien évidemment des conséquences sur la politique extérieure de la France : creusement des déficits, non respect des engagements européens…
Ainsi le gouvernement boucle, avec ce plan de relance, les mesures envisageables pour la relance de l’économie. Il ne lui restera plus que le soutien direct au pouvoir d’achat, mesure qui, si elle a les faveurs de l’opposition, est fortement critiquable dans ses effets.

La nomination de Patrick Devedjian, auprès du Premier ministre, comme Ministre chargé du plan de relance illustre l'importance accordée par l'Elysée à ce plan. En effet, Monsieur Devedjian est, malgré quelques écarts, un proche du Président avec qui il a longtemps travaillé au Ministère de l'Intérieur puis de l'Economie et des Finances.
Espérons que sa "charge" soit une réussite et non une manoeuvre politicienne pour l'écarter de l'UMP...
Mayeul

vendredi 5 décembre 2008

Une relance économique à contre-courant


La semaine dernière – dimanche 23 novembre, ça m’a marqué – je me suis demandé si finalement, on ne se trompait pas de moyens. Je parle bien sûr de moyens pour sortir de la crise économique, relancer la croissance – vaste notion dont nous reparlerons dans les prochains jours, semaines, mois… – en France et en Europe.
En fait, ce qui m’a poussé à m’interroger c’est la frénésie avec laquelle les gouvernements – essentiellement américain, mais aussi français, pour ce que j’en sais – se sont empressés de distribuer l’argent pour sauver l’économie.
D’abord, c’était pour sauver les banques : c’est légitime. Ce sont elles qui sont au cœur de l’économie « réelle » (celle qu’on voit et qu’on vit tous les jours : quand je vais faire mes courses, quand je paie mon cellulaire, mon employeur, mon partenaire commercial…), qui financent les particuliers, mais aussi les entreprises – petites ou grosses. Ce sont les banques qui permettent d’accéder à la propriété. Bon, d’accord, elles ne jouent pas nécessairement franc-jeu. Ça peut être une bonne occasion pour parler des relations entre les banques et leurs clients non ? Non, pas aujourd’hui : une autre fois. Très rapidement. C’est important.
Ensuite, on nous a donné de l’argent, à nous, les particuliers : une prime de Noël avancée et augmentée pour ceux qui gagnent le moins ; on nous facilite l’obtention de crédits pour acheter un logement… Bref, le signal c’est : pour soutenir l’économie, il faut consommer.
Intéressant… mais peut-être trop simple : à force de consommer, n’arriverait-on pas à une hausse importante des prix ? trop importante par rapport à l’augmentation de nos revenus ? Est-ce que finalement, cette politique pour doper la consommation n’est pas à double tranchant ?
Alors il m’est venu une idée : arrêtons peut-être de donner de l’argent pour consommer – c’est vrai, Noël arrive – et peut-être devrions-nous penser au futur. Dépenser de l’argent pour le futur : investir dans la recherche, par exemple, publique et privée. Elles vont de paire. Ou bien, construire de nouveaux logements – la France en manque. En profitant de l’intérêt que l’on porte au développement durable, par exemple. L’idée est dans l’air. Qu’en pensez-vous ?
Moi, j’ai été surpris : une semaine plus tard, dans le quotidien la Tribune, Monsieur Henri Guaino formulait les mêmes idées que j’avais eues. Non plus se concentrer sur une politique de relance basée sur la demande, mais penser aussi à créer une politique économique basée sur l’offre. Trouver un bon équilibre, en somme.

mercredi 3 décembre 2008

Crise financière : un retour aux particuliers et à la banque de détail




Avec plus de 27 000 guichets permanents, plus de 99% de la population française de plus de 18 ans possède un compte bancaire (sources : la Banque de France, la Fédération des Bancaire Française). La crise des subprimes a montré la limite des banques de financement et d’investissement (BFI) et provoqué une valorisation de la banque de détail qui s’adresse aux particuliers et aux PME. Selon l’article de Challenges du 27 novembre dernier, les banques réorientent leurs efforts sur leurs activités de détail :

« Retour aux fondamentaux
Pour s'adapter et survivre, une seule solution : mettre le paquet sur la banque de détail. «C'est la victoire des briques sur les écrans, explique ainsi Olivier Pastré. On redécouvre le charme des bonnes vieilles agences bancaires, qui collectent de bons vieux dépôts. C'est la revanche des traditions sur la modernité incontrôlée.» »

Un virage qui est visible dans la communication des banques aussi bien françaises qu’étrangères qui recentrent une partie de leur communication sur les clients particuliers.


Marie

PS : désolée pour la qualité de la publicité de la Banque Postale, je ne l’ai pas trouvé sous format électronique.

mardi 2 décembre 2008

L’exemple américain ?

Dans cet environnement d’informations et de désinformations, une grande majorité de journalistes saluent les plans de relance américains. En effet, Washington, à grands coups de millions de dollars tente de faire redémarrer une locomotive qui s’essouffle.
Face à la volonté de l’État de relancer la consommation des ménages, les banques, elles, tentent de se débarrasser le plus rapidement possible des actifs nocifs. C’est ainsi que les grandes banques américaines n’hésitent plus à mettre dehors des ménages qui ne peuvent plus honorer leurs traites de crédit sur leurs biens immobiliers. Pourtant 30% à 70% de ces mêmes ménages seraient tout à fait en mesure de rembourser leurs crédits par un étalonnement des traites sur plus long terme.
Mais que font alors les banques de ces maisons vides ? Rien, ou plutôt elles les rasent. Pourquoi ? Incapable de gérer ce type de bien, en dehors de leur activité principale, les banques préfèrent résoudre le problème par l’absurde.
Pour l’instant, le phénomène ne touche pas encore la France mais prenons garde !
Jean Paul

Pour en savoir plus : http://www.knowckers.org/2008/10/la-crise-financiere-et-le-positionnement-des-banques

lundi 1 décembre 2008

La banque mondiale de l'année est française


C’est une grande première, une banque française, BNP PARIBAS, a remporté cette année le titre honorifique de banque mondiale (Global Bank of the Year 2008). Malgré une année difficile, cette annonce montre que les banques peuvent sortir de la crise.
Cette récompense, décernée depuis huit ans, a été attribuée à BNP Paribas par le mensuel britannique « the Banker », qui fait autorité dans le monde financier. En effet, le magazine a souhaité mettre à l'honneur cette année un établissement financier qui avait su gérer la crise financière avec « habileté, courage et savoir-faire », selon la banque française. La BNP a démontré que son modèle de banque universelle lui avait permis de conserver un équilibre, de résister à la pression et ce malgré un retournement de situation en octobre avec un effondrement de la valeur en bourse. La BNP s’est notamment illustrée cette année avec le rachat des activités bruxelloises et luxembourgeoises de la banque Fortis. La banque comprend aujourd’hui 161 000 collaborateurs dans 85 pays.
Le prix a été auparavant décerné à HSBC cinq fois (2000, 2002, 2003, 2004 et 2005) et à Citigroup en 2001. L’année dernière la Société Générale avait reçu le prix de banque de l’année dans le domaine des produits dérivés.

Fleur

USA : La crise immobilière dope le tourisme ?

La crise immobilière qui sévit depuis plusieurs mois aux USA et dont les répercussions se font sentir à travers le globe et particulièrement en Europe aura des conséquences pour le moins étranges.
En effet, les biens immobiliers américains sont en train de devenir attirants pour les investisseurs européens, phénomène amplifié par un cours du dollar faible. Ainsi la Floride pourrait remplacer le Maroc comme lieu d’implantation des résidences secondaires.
Evidement le voyage est plus long mais les sociétés américaines qui tiennent à soutenir un domaine vacillant multiplient les offres comprenant de nombreuses prestations dont la sécurité ou les infrastructures sportives.
Ces offres ne sont bien évidemment susceptibles que ne concerner que ceux, mais sont ils encore nombreux qui n’ont pas été vraiment touchés par la crise boursière. Ces programmes immobiliers ne sont de toutes les façons pas une solution pour les Américains qui se voient du jour au lendemain dépossédés de leurs habitations.
Mayeul