vendredi 2 janvier 2009

« Faites de l’opinion publique le juge de toutes nos banques ! »



Cette phrase prononcée par Nicolas Sarkozy quelques jours après l’annonce du plan de soutien à l’économie de 26 milliards d’Euros aurait dû faire grand bruit …
Les différentes affaires Kerviel, Madoff, les faillites bancaires, et globalement la crise financière ont mis à mal l’image de la banque auprès du grand public.

Pour vous lecteur de ce blog, la banque doit être bien plus qu’un grand coffre-fort. Pourtant les réponses des banques se font attendre. Après des annonces-produits plus qu’inadaptées en temps de crise (carte avec délais de paiement à un taux compris entre 15% et 20%, lancement de carte bancaire pour les plus jeunes avec musique illimitée), les banques semblent aujourd’hui paralysées, incapables de réellement déterminer ce que nous attendons d’elles. Pour beaucoup, les banques ont joué avec un argent qui ne leur appartenait pas et pour cela elles doivent être punies. A cette accusation, il faut toutefois apporter une nuance qui est notre propre soif de rémunération, que pensions-nous lorsque ces mêmes banques nous proposaient des taux de rémunération à 10% ?
La simple accusation est donc trop simple, par contre aujourd’hui plus qu’un mea culpa bancaire nous souhaitons qu’elles nous proposent un nouveau projet de société.
Une implication plus forte des banques dans l’économie réelle, en prenant compte des objectifs à long-terme aussi bien pour la banque (rentabilité interne) que pour la société (développement durable sur le plan économique, sociétal et environnemental). Je rebondis ici sur le post de Matthieu qui proposait des solutions concrètes.
Pour ne reprendre que quelques exemples : les banques sont une mine d’information : exploitez / partagez ces informations, un acteur de quartier / d’arrondissement important : impliquez-vous dans le développement local, elle possède une expertise interne reconnue qu’il faudrait disséminer auprès de leur client professionnel en demande de prêt : aidez nos PME à être meilleure, plus dynamique, accompagnez-les …


Les banques NE doivent plus attendre les décisions politiques pour intervenir favorablement dans la société civile, en prenant à bras-le-corps les problèmes de société et en agissant à leur niveau, elles montreront à l’ensemble de la société qu’elles sont bien plus qu’un simple coffre-fort géant.
Si vous avez des idées sur ce thème, sur ce que devrait être une banque selon vous, n’hésitez plus à réagir et laissez un commentaire.

Jean Paul

mercredi 31 décembre 2008

Meilleurs vœux

L’équipe de Ma crise bien aimée vous présente tous ses meilleurs vœux pour 2009 et espère que l’année qui commence sera meilleure que 2008 : croissance, confiance et emploi.

Nous continuerons, à travers notre blog, à analyser l’actualité économique et financière en tentant de proposer des solutions pour faire renaitre la confiance, élément indispensable de la croissance. Confiance dans les entreprises, dans les banques mais aussi envers l’Etat.

Ces analyses continueront à être accompagnées de nos billets sur les bonnes et mauvaises pratiques, sur les idées novatrices…
Bonne et heureuse année et merci de votre fidélité.

L’équipe de Ma crise bien aimée


mardi 30 décembre 2008

Les entretiens de Royaumont : Structurer la croissance française


« Structurer la croissance française » tel était le thème des Entretiens de Royaumont qui ont réuni, le 6 décembre dernier, un certain nombre de responsables économiques et de décideurs dans le cadre prestigieux de l’Abbaye de Royaumont. Le programme de cette journée d’étude était chargé et résolument tourné vers l’avenir malgré une période morose.

Autour d’invités prestigieux comme François Fillon et Muhammad Yunus, l’objectif affiché de la session 2008 était fort ambitieux : "Identifier des pistes lumineuses pour faciliter davantage la nécessaire structuration de notre croissance nationale de telle sorte qu’elle puisse résister mieux que d’autres aux périodes de crise mondiale telle que nous la connaissons aujourd’hui".

Une telle réflexion au-delà des clivages politiques et sociaux mérite d’être soulignée ; on ne peut néanmoins que regretter qu’elle ne soit pas plus saluée par la presse toujours plus encline à se lamenter sur la crise voire à désespérer qu’à chercher des solutions en France ou à l’étranger.

Partant d’un constat sans concession pour la France et sa politique, ces entretiens ont porté sur la nécessité de repenser la croissance notamment en redynamisant le tissu économique français. Cinq impératifs ont retenu l’attention :
  • Un environnement réglementaire favorisant le développement des secteurs porteurs.
  • Un système éducatif focalisé sur le développement des compétences clés.
  • Des infrastructures adaptées aux besoins des secteurs porteurs.
  • Une recherche publique et privée orientée vers les secteurs porteurs.
  • L’utilisation de la commande publique pour stimuler la croissance et l’innovation.
Ils doivent encore être traduits de manière concrète avec l’appui de l’Etat pour le volet fiscal ; un Etat attendu comme architecte de la croissance et non opérateur.

Une autre piste exploratoire est la croissance solidaire : respect de l’environnement, utilisation du microcrédit, mise en place de microprojets… autant de thèmes novateurs qui méritent réflexion et idées exploratrices pour lutter contre la crise financière et la récession qui se profile.

Je vous laisse découvrir le discours du Premier ministre dont je retiens la conclusion « nous avons choisir de faire et d’agir plutôt que de subir » et les cahiers préparatoires à ces entretiens et espère vos réactions.

Mayeul


dimanche 28 décembre 2008

De l’intérêt de la crise

Nous avons tous intérêt à dire que nous vivons une véritable crise :
- Elle permet au gouvernement de sortir du pacte de stabilité et de la désigner comme « responsable » de tout ;
- Elle permet aux entreprises de diminuer les charges de personnel en licenciant, en restructurant et de faire passer la pilule auprès de l’opinion ;
- Elle permet aux ménages de bénéficier de mesures sociales avantageuses (cf les futurs critères d’allocation chômage en cours) ;
- Elle permet enfin et surtout pour finir d’avoir des supers soldes dès le 7 janvier car les commerçants auront du stock à écouler !!
S’ils suivent les Britanniques (qui sont devenus LA référence en matière de « gestion de la crise »…), nous allons avoir -50% dès la première semaine !!
Au fait, avez-vous des indiscrétions sur des magasins qui feraient plus ?

Patrick Marchant