samedi 7 mars 2009

Quand la crise rime avec opportunité


La crise vous stresse ? Prenez donc le revers de la médaille et vous verrez que la crise peut présenter des aspects positifs. Il suffit de regarder la télévision, vous remarquerez que les constructeurs automobiles envahissent en ce moment l'espace publicitaire.

En effet, François Fillon nous a prévenus "toute l'année 2009 sera en crise" et le secteur automobile n'y échappe pas avec des baisses d'activité (-7,3% en octobre 2008 par rapport à octobre 2007) et des licenciements. Les patrons de groupes comme PSA et Renault négocient une aide de l'état. Malgré les signes d'affaiblissement, l'industrie automobile française a décidé de rebondir et riposte par le biais de la publicité en multipliant les offres attractives : reprises, baisse des prix. Les consommateurs vont peut-être enfin se laisser tenter.

L'indien Ratan Tata a bien compris la situation et a décidé de relever le challenge. Le groupe Tata était invité au 79ème salon de l'automobile qui se tient en ce moment à Genève afin de présenter différents modèles. La voiture du groupe, la Tata Nano, était sous les feux des projecteurs. Le constructeur indien a présenté la Tata Nano comme une voiture robuste. Ce sera surtout la voiture la moins chère du monde, distribuée d'ici 2010-2011, elle sera vendue 5 000€.

La crise fait le malheur de nombreuses entreprises, mais elle contribue aussi à relancer la donne au niveau de l'économie mondiale. La crise permet à des pays comme l'Inde de montrer ses progrès en matière de développement économique. De nouvelles success strories se préparent!

Fleur

vendredi 6 mars 2009

Banque et éthique : petite histoire


Cette histoire n’est pas récente mais démontre l’état d’esprit qui régnait dans les banques avant ce cataclysme qu’est la crise financière.

En novembre 2004 un responsable du contrôle des risques anglais est licencié de la banque HBOS, non pas parce qu’il a fraudé, commis quelques infractions juridiquement répréhensibles mais parce qu’il a osé prévenir son directeur général de prises de risque démesurées de la banque dans le secteur immobilier.

Cette intervention auprès de la direction déchaine les fureurs de l’"executive", et le jeune homme est immédiatement mis à pied, licencié et remplacé par une jeune banquière inexpérimentée.
L’histoire n’aurait jamais été connue si la crise n’était pas arrivée. Il avait accepté de se taire en échange d’un chèque mais peut-on lui en vouloir ?

Aujourd’hui les pontes de la finance anglaise sont auditionnés par les représentants de la commission des finances de la Chambre des Communes et sa clause de confidentialité est caduque. Il écrit ainsi "Quiconque n'était pas aveuglé par l'argent, le pouvoir ou l'orgueil savait que cette expansion échevelée nous menait droit au mur".
Notre banquier a été licencié pour avoir crié STOP en pleine course, faisant appel à sa déontologie et son éthique personnelle.

Messieurs les banquiers, vous qui nous dîtes que tout cela était imprévisible, voire théoriquement impossible, êtes-vous si certains de n’avoir rien à vous reprocher ?
Les Français seront peut être plus enclins à vous redonner leur confiance après un mea culpa en bonne et due forme.

Plus de détails sur l’article du Monde : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/02/17/la-solitude-du-coureur-de-fond-par-marc-roche_1156593_3232.html
Le rebond en Angleterre : http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance/4840344/Former-HBOS-chief-executive-Andy-Hornby-was-specifically-warned-about-risks-whistleblower-Paul-Moore-tells-MPs.html

Jean Paul

jeudi 5 mars 2009

Jouer avec BNP Paribas !



Je vous rassure BNP Paribas ne s’est pas lancée dans les jeux d’argent en ligne, ni dans les jouets pour enfants. Mais de quoi s’agit-il alors ?

D’un « serious-game » ou jeux pédagogique qui apprend avant tout aux futurs et jeunes employés de la banque française le fonctionnement de l’institution bancaire.

Et la solution ludique adoptée semble fonctionner, ainsi Valérie Belhassen (responsable de l’opération chez BNP) déclare « l’approche virtuelle par le jeu permet de reconstituer une réalité professionnelle. Jouer donne l’opportunité de s’immerger dans l’environnement bancaire et d’agir comme dans une situation concrète. Quand on a gagné, on a compris ».
Les joueurs adorent à en croire leur réaction “Je cerne mieux l’activité bancaire dans sa globalité, du particulier à l’institutionnel. C’est ludique…”.

Dans le paysage morne des banques, surtout en ce moment, le lancement de cette plateforme est un rayon de soleil. Quelle entreprise permet à ses employés d’apprendre en s’amusant sur leur lieu et leur temps de travail ?

BNP Paribas l’a fait ! Futurs banquiers en herbe, testez le jeu à l’adresse suivante http://starbankthegame.bnpparibas.com/?lang=fr

Jean Paul

La crise, cette source d’inspiration

La crise est une source d’inspiration pour les artistes. Marc Fiorentino, ancien golden-boy, vient de sortir son premier livre intitulé « Un trader ne meurt jamais ». Le roman parle du retour aux salles de marchés d’un ancien trader star qui ne peut s’empêcher de spéculer.

Les chanteurs ne sont pas en restent sur le thème de la crise. Alain Souchon, dans son album sorti en décembre dernier, pointe les parachutes dorés : "En Chine l'usine on délocalise. [...] Les banques ont plus rigolé. La boîte a coulé mais pouce! On va se la couler douce [...] . La pilule on va se la dorer, j'ai le parachute doré!".

Le groupe L’Homme Parle a lui sorti une chanson sur la crise dont je vous laisse voir le clip ci-dessous.




Le cinéma est lui aussi touché par le contexte actuel, et ce de manière positive. Depuis le début de l’année, un retour des spectateurs vers les salles obscures est observé au niveau mondial. En France, 15 millions d’entrées ont été enregistrées pour le mois de janvier. Le Figaro indique qu’en 1929 le même phénomène avait été observé. Les films comme LOL, Slumdog Millionaire, Twighlight ou encore L'Étrange Histoire de Benjamin Button ont attiré le public dans les salles.

La crise est destructrice mais aussi inspiratrice. Un peu de positif dans ces temps incertains…


Marie

mercredi 4 mars 2009

L'image, une question de chiffres ?


Le 16 février 2009, alors que l'Express titrait "pourquoi les banquiers sont nuls", un des grands chefs de service de la BNP me disait : "ils peuvent écrire ce qu'ils veulent, nous avons des sondages récents qui montrent que la grande majorité de nos clients ont une bonne image de nous".

Etant donné que le dernier sondage IPSOS montre que depuis un an, l'indice d'image de la BNP (satisfaits-les non-satisfaits) a chuté de 47% à 0%, je pense qu'ils ont du payer très cher des sondages pour rien.
Ah les cammarades de promo...

Patrick Marchant

Résultats 2008 du Crédit Agricole

Les résultats 2008 du Crédit Agricole SA (CASA) ont été rendu publics ce matin. Ils offrent, malgré la baisse de résultat par rapport à 2007, la preuve de la réactivité et de la capacité de résistance à la crise financière du groupe.
Le résultat net part du Groupe Crédit Agricole S.A. est de 1 024 millions d’euros (contre 4 044 millions d’euros en 2007).
Le Conseil d’administration proposera à l’Assemblée générale du 19 mai 2009 un dividende de 0,45 euro par action. Deux options sont offertes aux actionnaires pour le paiement du dividende :
  • soit le paiement intégral en numéraire ;
  • soit le paiement intégral en actions.
Pour René Carron, Président du Conseil d’administration de CASA : « Alors que l’année 2008 a été marquée par une crise financière sans précédent, le groupe Crédit Agricole, …, a conforté sa position au premier rang des banques européennes. … .Cette performance reflète aussi la confiance de ses actionnaires et notamment de son actionnaire majoritaire. Le groupe Crédit Agricole est le premier partenaire financier de l’économie française avec un montant total d’encours de crédit de près de 425 milliards d’euros. Nous sommes plus que jamais au quotidien engagés au service de nos clients, particuliers et entreprises, au service de nos territoires. »

Le Crédit Agricole S.A. se positionne donc comme prêt à jouer pleinement son rôle dans la difficile période de crise actuelle, tout en se préparant activement à la sortie de la crise. Ce positionnement se traduit par la réorganisation de la BFI et l’augmentation du cout du risque.

Mayeul

La présentation est disponible ici.

Banques et développement durable (suite)


Au cours des derniers mois, nous avons développé des réflexions, réalisé des constats, voire proposé des solutions non seulement pour combattre la crise, mais également pour la dépasser et s'inscrire dans un horizon plus large. Parmi les concepts sur lesquels nous réfléchissons, il y a celui de "capitalisme durable".

Il faut dire que la crise est devenue visible en France un an après le Grenelle de l'Environnement. Vous vous êtes certainement rendu(e)s compte, chères lectrices et chers lecteurs, que pour nous, chez Ma Crise Bien Aimée, la banque et la finance ne sont pas incompatibles avec une perspective de long terme, prenant en compte le développement durable - dans tous les sens du terme. Nous sommes persuadés que la crise actuelle est révélatrice d'une crise plus profonde, celle d'une crise de sens.


Et pourtant cela fait un certain temps que quelques un(e)s cherchent à faire coexister des notions longtemps considérées comme opposées: le capitalisme et la croissance d'une part, la préservation de l'environnement et de la nature d'autre part. Certes, cela remonte à un temps où beaucoup de telles initiatives étaient marquées par l'idéalisme, voire l'idéologie, et toutes n'ont pas été fructueuses voire positives. Toutefois, quelques unes - il leur aura fallu de la patience et de la conviction - prennent tout leur sens actuellement.

Le magazine
Géo a consacré un article intitulé "Banques durables : une alternative d'avenir ?" à la problématique de l'investissement "responsable" et de ses déclinaisons en France. Où l'on découvre que l'une des deux structures les plus avancées - la NEF, Nouvelle Economie Fraternelle - date de 1979, mais qu'effectivement les initiatives les plus crédibles et les plus économiquement fiables datent du début des années 2000. Un certain nombre de dispositifs existe désormais pour permettre aux consommateurs - et clients des banques - de participer à un projet de société, ici le développement durable et l'implication dans la préservation de l'environnement. Après tout, quand vous allez chez votre banquier, vous allez consommer les produits et services qu'il/elle vous propose. C'est moins visible que d'acheter bio, cultiver son jardin ou bien se chauffer au bois, mais les conséquences de vos investissements dans des placements valorisant l'environnement s'inscrivent dans du moyen et long termes.

Attention, toutefois : une telle démarche nécessite de ne pas y aller tête baissée. Géo mentionne le guide "Environnement, comment choisir sa banque", publié en décembre 2008 par l'ONG les Amis de la Terre. ONG qui n'hésite pas à publier un communiqué de presse condamnant BNP PARIBAS pour sa participation dans le projet pétrolier et gazier Sakhaline II, au nord du Japon, alors que son engagement pour l'environnement n'est pas mince, voire très en avance : ainsi a-t-elle reçu la certification environnement ISO 14001 pour son modèle d'agences, ainsi que le label FINANSOL pour trois de ses produits d'investissements. Or FINANSOL est soutenue par nuls autres que la Caisse des Dépôts et Consignation, le journal La Croix, les Conseils Régionaux d'Ile de France et Pays de la Loire.

S'il peut être intéressant que les banques puissent être conseillées par des ONG pour les aider à s'inscrire dans une perspective de long terme et de projets sociétaux, il faut raison garder. Les ONG ne détiennent pas la vérité. Le
rapport 2009 de la Fondation Prometheus sur la transparence des ONG aurait tendance à le prouver.


Matthieu

FINANSOL : http://www.finansol.org/

FEBEA : http://www.febea.org/

La NEF : http://www.lanef.com/

Le Crédit Coopératif : http://www.credit-cooperatif.coop/


mardi 3 mars 2009

Atelier de réflexion sur la Crise


La crise économique et financière est présente dans toutes les discussions, sur les écrans et dans les médias. Elle a des conséquences dans tous les segments de la vie économique, politique, sociale, voire affective.
Pourquoi ne pas "l'interpeler publiquement et collectivement", ouvrir le débat et engager une réflexion avec des économistes, des technophiles, des chercheurs, des chefs d'entreprises, des banquiers alternatifs, des informaticiens, des militants et tout un chacun ?

C’est ce que veut faire le Crisis Camp qui se tiendra samedi 7 mars 2009 de 13h00 à 19h00 à la Cantine, 151, rue Montmartre, 12 Passage Montmartre, 75002 Paris (métro Grds Boulevards ou Bourse).

Certaines thématiques sont déjà envisagées pour structurer les débats :
  • échanges entre acteurs de l'innovation numérique sur les effets de la crise (emploi, trésorerie) ;
  • retours des chefs d’entreprises et communication sur l’état et les besoins du marché, de l’emploi, du financement ;
  • actions concrètes d'aide et de soutien (mutualisation, veille de crise, échange et proposition, petites annonces...) ;
  • soutien à l’innovation et aux nouveaux modèles économiques (finance éthique, financement P2P, open source, IT & solidarités, green et cleantechs...) ;
  • analyses et propositions conceptuelles et théoriques (économie, finance, sociologie…).

Nous espérons que vous serez nombreux à cet événement (inscription ici) auquel l'équipe de Ma crise bien aimée participera.

L'équipe de Ma crise bien aimée

La crise et la solidarité européenne


Il est de bon ton en ces temps de crise de se référer aux manifestations de solidarité quelles qu'elles soient pour juger de la gravité de la situation. Il y a un domaine spécifique qui semble avoir fait l'objet d'un traitement particulier de la part de la presse : la solidarité au sein de l'UE, notamment vis à vis des économies de l'Europe Centrale et Orientale, a priori plus touchées que celles de l'Europe de l'Ouest. Ainsi en est-il du Monde, mais également de l'Express.

Les termes du sujet sont assez clairs : l'onde de choc de la crise financière se répand depuis l'automne sur l'Europe, à divers degrés. Y compris aux banques et systèmes économiques des nouveaux entrants, dont les fondamentaux ne sont pas aussi sains que ceux de l'Europe de l'Ouest. Ainsi, l'hypothèse de banques hongroises est-elle évoquée.
De même, la bataille de mots sur le protectionnisme entre le Président français et le Premier Ministre tchèque. Particulièrement visé : le secteur de l'automobile.

Il sera intéressant comme l'UE va se sortir de cette situation. La présidence tchèque saura-t-elle tirer partie de la crise financière comme la présidence française avait su en tirer partie - ainsi que de la crise géorgienne - pour redonner un sens à l'Europe ? Car beaucoup d'Européens font le reproche aux institutions européennes depuis 20 ans de vivre en vase clos, de n'être dirigée que par des "technocrates" à coup de directives et de règlements renforçant partout la concurrence - synonyme pour ces mêmes personnes de destruction d'emplois et de délocalisation.

Il est intéressant de voir comment se manifesterait le concept de solidarité européenne - si un tel concept devait émerger. Déjà, il y a une limite à l'implication du contribuable européen semble-t-il. Le Premier Ministre Hongrois l'a découvert ce week-end. La raison ? a priori : les institutions européennes n'ont pas vocation à sauver toutes les banques européennes. Plus pragmatiquement, le plan proposé - pour sauver les banques d'Europe de l'Est - s'élevait à 190 milliards d'euros...

Plus fondamentalement : qu'est-ce que la solidarité en Europe ? Y aurait-il une définition par Etat ? (je ne parle même pas de culture...) Ou bien s'acheminerait-on vers un concept (politique ?) de la solidarité ? pour qui ? pour les industries ? pour les populations actives ? pour les 480 millions d'Européens ? Y aurait-il donc naissance d'un projet commun, autre que le Marché Unique, et d'une doctrine, autre que celle de la concurrence ?
Après l'Europe de la concurrence, pendant l'Europe Verte, une Europe solidaire ? Un projet commun ? Peut-être serait-il intéressant de lier cette réflexion à celle de la puissance, non ?
Matthieu

lundi 2 mars 2009

Dernière minute : la Commission Européenne valide le rachat de Cofidis par le Crédit Mutuel













J’avais évoqué dans un précédent post le développement de nouveaux concurrents non bancaires dans le domaine du crédit à la consommation destiné aux particuliers. Pour ne pas se faire sortir de ce marché, les banques ont racheté certains de leurs concurrents comme BNP Paribas avec Cetelem.

Le Crédit Mutuel a lui aussi décidé de mettre un pied dans le marché du crédit conso en rachetant Cofidis au mois de novembre dernier. La décision d’achat était cependant suspendue à la validation de la Commission Européenne pour des problèmes de concurrence.

La Commission a rendu un avis positif au rachat et Cofidis rejoint le giron du Crédit Mutuel selon les modalités suivantes détaillées dans Le Point : « La prise de contrôle de Cofidis, annoncée fin octobre, va se faire par le biais de la création d'une holding, dont les Trois Suisses prendront 33% du capital et le Crédit Mutuel 67%. La holding détiendra 51% de Cofidis Participations, qui contrôlera Cofidis à 100%. »


Marie

La vidéo du lundi : une explication de la crise 1/2

Je vous propose une vidéo en deux parties (aujourd’hui et lundi prochain) qui explique comment la crise financière est survenue. Elle a été réalisée par Jonathan Jarvis dans le cadre de sa thèse sur l’utilisation des nouveaux médias. La vidéo est certes en anglais mais elle apporte une vision claire des mécanismes financiers qui ont abouti à la situation que nous connaissons aujourd’hui.

La première partie explique les mécanismes qui se sont mis en place jusqu’au moment de la crise des subprimes .



Qu’en pensez-vous ? On se sent plus au courant et meilleur en finance après avoir visionné la vidéo, non ?

La deuxième partie sera en ligne lundi prochain et détaillera le déraillement du système et la mise en place de la crise des subprimes.

Marie

dimanche 1 mars 2009

Made in France


Alors que nous soulevions, il y a déjà quelques temps, la question du patriotisme économique comme l’une des pistes de réponse à la crise économique et financière actuelle, un portail internet destiné aux produits français vient de faire son apparition. En préservant notre patrimoine, nos savoir-faire traditionnels et nos métiers ancestraux, le portail Fabriquer En France se veut être une vitrine des produits « made in France »
Cette initiative qui est la bienvenue dans le contexte actuel mérite d’être encouragée. Elle est à mettre en relation avec une nouvelle tendance qui apparait dans le paysage industriel : le rapatriement en France d’unités de production.

Quelques exemples :
  • Réinstallation de la fabrication des vélos Décathlon en France d’ici trois ans
  • Relance des activités des Textiles Well dans les Cévennes
  • Relocalisation d’unités de production de jouet de Smoby Toys dans le Jura
  • Retour de la conception des prototypes de Bagster à La Ferté Macé (Orne)
  • Rapatriement de la production de Geneviève Lethu
Ces évènements répondent à de multiples raisons qui ne peuvent en aucun cas laisser le consommateur indifférent car c’est lui le bénéficiaire final. Ainsi, on peut, en plus des raisons conjoncturelles (cout du transport, augmentation de la main d’œuvre dans certains pays), citer la sécurité du consommateur, la lutte contre la contrefaçon, le respect de normes éthiques, le respect de l’environnement (réduction des dépenses d’énergie…) ou encore l’image de marque à la française.

Ces relocalisations, aux antipodes de tout protectionnisme, sont la preuve d’une qualité industrielle que Jean Sévillia définit comme un « faisceau serré de règles techniques et sociales acquises dans la durée et d’un certain degré de civilisation ». Elles doivent être encouragées sans conduire à un repli sur soi mais comme une nouvelle étape de la responsabilité grandissante des consommateurs notamment en matière d’environnement.

Mayeul