samedi 18 avril 2009

Objectifs anti-crise :


Les Américains ont une confiance folle dans le marketing, et cette crise n’échappe pas à la règle. Mais comment pousser les gens à acheter alors qu’ils ont peurs de perdre leur emploi et préfèrent donc épargner en cas de coup dur ?

Nos amis américains ont la solution à tout : « achetez, et si vous perdez votre emploi nous vous remboursons les produits ».
Que demander de plus ? On pourrait trouver cela anecdotique mais le phénomène prend de l’ampleur.
Ma Crise Bien Aimée avait déjà entendu parler de ce système au mois de novembre dernier mais à un niveau encore embryonnaire, puisqu’il s’agissait uniquement d’une marque de voiture coréenne, aujourd’hui le phénomène s’étend.
WALGREENS offre gratuitement une sélection de médicaments aux adhérents de « health care clinics » qui perdent leur emploi en 2009.
CLOTHIERS, magasins de vêtements, propose à tout acheteur d’un costume à 199$ de le rembourser s’il venait à perdre son travail.
Hyundai propose à toute personne ayant acheté un véhicule de la marque de la rembourser intégralement en cas de chômage, et ce sans la moindre pénalité.

D’autres entreprises préfèrent, elles, aider les chômeurs, c’est le cas de FEDEX. L’entreprise propose à tout chômeur de lui imprimer 25 Curriculum Vitae gratuitement afin de lui faciliter sa recherche d’emploi.

Les Etats-Unis ont bien compris que la consommation intérieure était un moteur important de leur économie et semblent prêts à tout pour relancer la locomotive, pourtant …
- A court terme, peu de risque, le chômage ne touchera pas l’ensemble de la population et ce type d’action restera anecdotique ;
- A long terme, si le système se généralise, on risque de voir la partie la plus fragile de la population se concentrer sur ses offres et les remboursements se multiplier, mais qu’adviendra-t-il des produits ainsi récupérés ? Vente d’occasion, démonstration …

Jean Paul

vendredi 17 avril 2009

Adieu Libé !

Selon « des sources proches du dossier » (comme disent les journalistes…), le journal Libération risque de disparaître dans les prochaines semaines. La crise sévit encore !
Pourtant, au nom du pluralisme, l’Etat soutien encore financièrement la presse de manière directe et indirecte. L’humanité en est d’ailleurs le meilleur exemple.
Toute la question sera donc de savoir si l’Etat voudra sauver Libération comme il perfuse l’Humanité.
Je pense donc que l’occasion est venue de mettre sur la place publique le débat sur le rôle destructeur du syndicat du livre CGT, dernier bastion monopolistique français de l’après-guerre.
Pour ne pas sombrer dans la dépression, j’invite donc les journalistes de Libération à manger du chocolat (de Bayonne bien-sur !) et la CGT du Livre à laisser tomber en se disant qu’ils ont eu leur période de vache à lait…

Patrick Marchant

jeudi 16 avril 2009

Calendrier des assemblées générales du CAC 40

Alors que les séquestrations de patrons se développent en France comme nouveau moyen de pression au sein des entreprises en période de crise économique, il est à craindre l'apparition de nouveaux modes de protestation face aux entreprises et notamment aux entreprises du CAC 40.

Un des modes qui pourrait apparaitre des plus pertinents est la participation aux assemblées générales des entreprises afin de contester les décisions prises et de tenter de déstabiliser des patrons accusés à tort ou à raison de ne faire valoir que ses intérêts personnels.


Cette participation aux AG pour faire entendre, non seulement, la voix des petits actionnaires mais aussi celle des salariés aurait à n'en pas douter une forte répercussion en terme d'image pour l'entreprise et ses dirigeants.

Face à cette potentielle situation de conflit, il est difficile, contrairement aux séquestrations de patrons d'offrir des conseils pratiques pour désamorcer les problèmes. Il convient cependant pour les dirigeants de réfléchir en amont aux messages à délivrer en période de crise notamment sur les questions de rémunération mais aussi de paiement des dividendes.

Mayeul

Marché immobilier : les tendances 2009


D’après les Notaires de France, le marché en 2009 devrait, avec la crise financière, être caractérisé par la poursuite de la contraction des volumes de vente dans l’ancien (30% de moins au premier trimestre 2009 par rapport au premier trimestre 2008) mais à une stabilisation relative des volumes de transaction dans le neuf grâce aux différentes mesures gouvernementales dont le doublement des prêts à taux zéro et les mesures fiscales.
Cette tendance sur les volumes s’observe aussi sur les prix avec une baisse sensible mais contrastée en fonction des secteurs géographiques :
  • A Paris et les grandes villes françaises, les prix se maintiendront voire pourront continuer à augmenter légèrement pour certains biens (en fonction de leurs qualités propres et de leur implantation). Pour les autres biens, une baisse des prix pourraient être légèrement inférieure à 10%.
  • Dans les autres villes de province, la baisse attendue se situe au alentour de 10%.
  • Les terrains à bâtir et les maisons en périphérie subiront une baisse des prix plus importante : entre 10 et 20%.
Il convient donc de parler de repositionnement du marché immobilier pour 2009. Pour maintenir cette position et éviter toute chute brutale qui conduirait à une aggravation de la crise économique actuelle le marché de l’immobilier doit être soutenu.
Un des soutiens attendus est bien évidemment le maintien du volume des transactions et notamment celles des primo accédant (les moins de 30 ans) qui représentent 20% du marché immobilier. Cette accession à la propriété privée reste en effet, malgré la crise, un vrai gage de sécurité pour le futur.

Mayeul

mercredi 15 avril 2009

Faux espoirs et Livret A

Les banques françaises en avaient tellement vanté les mérites que les Français y avaient cru... En ces temps de crises, les Français ont cherché en 2008 une épargne sécurisée. Le résultat est révélateur, la collecte nette du Livret A s'est élevée à 18,7 milliards d'euros et 2 millions de Français ont ouvert un Livret A. Ils ont dû être bien déçus!

Depuis le 1er janvier 2009, toutes les banques pouvaient proposer l'ouverture d'un Livret A dont la distribution était jusque là réservée à la Banque Postale et à la Caisse d'épargne. Les banques pourront s'épargner la peine de vanter leur Livret A après l'annonce officielle de Christine Lagarde. En effet, le taux de rémunération du Livret A passera de 2,5% à 1,75% selon les recommandations de la Banque de France. C'est le taux le plus bas depuis sa création en 1818. Nous pousserait-on plus à la consommation qu'à l'épargne?

Comme si cela ne suffisait pas voilà que le Crédit Agricole attaque en justice la Caisse d'épargne qui empêcherait volontairement le transfert des livrets de leurs clients qui souhaiteraient changer de banque. Selon le Crédit Agricole, la Caisse d'épargne s'oppose à ces transferts et ferait même usage d'une politique d'intimidation.

Le Livret A est devenu un objet de concurrence que les banques ne sont pas prêtes de lâcher. Les réactions du Crédit Agricole ne se sont pas faites attendre étant donné que la banque a distribué le plus grand nombre de Livret A depuis janvier 2009 (2,6 millions). les réactions de la BNP et de la Société Générale ne devraient pas tarder!

Fleur

Les banques en mal de clients ?


Le marketing, discipline phare de toutes les écoles de commerce a encore de beaux jours … et pour ceux qui se souviennent encore de leurs cours de segmentation, SBE vous fait une cure de rappel.

Les banques en mal de clients ne savent plus quoi inventer pour attirer les consommateurs à leurs guichets … mais certaines innovent tout de même en proposant des produits ciblés à destination de population bien définie.

C’est le cas de la SBE, filiale de la Banque Populaire qui proposera très prochainement une carte bancaire dédiée aux Gendarmes d’active et aux réservistes.
Il s’agit d’une initiative intéressante si elle s’accompagne de services spécifiques facilitant la vie de nos gendarmes.
SBE est un partenaire du Ministère de la Défense, ce qui explique en partie cette initiative hors-norme.

Il s’agit donc d’un service qui touchera une très petite partie de la population française mais qui présage peut être de ce que sera ou devra être la banque de demain : une banque à l’écoute proposant des services quasi-individualisés à ses clients …

PS : A ce propos, un lecteur américain (Oui il y en a) parlant très bien français, nous a averti qu’il disposait aux USA d’une carte bancaire personnalisée avec le logo de son régiment. Il semblerait que les banques américaines aient mieux comprises ce qu’est l’esprit de corps.

Jean Paul

mardi 14 avril 2009

Confessions d’un banquier pourri



Cet aveu est le titre d’un livre écrit sous le pseudonyme de Crésus par un ancien banquier qui sort demain en librairie. L’Expansion et Marianne publient en avant-première des extraits dans leurs numéros de cette semaine.

Je vous livre quelques passages, édifiants :
"Je suis un parasite de la haute finance, l'un des membres du directoire d'une des plus grandes banques de France. A peine surpayé, j'ai ramassé quelques dizaines de millions d'euros en une quinzaine d'années. Une paille, comparée aux salaires et aux primes des traders que je dirige. Ou plutôt que je dirigeais. Voilà cinq mois, j'ai été écarté des affaires par un président soudain très à cheval sur les règles et le contrôle des risques. "

"Eh bien, quand on m'interroge, je compare les banquiers à des bouchers pas très consciencieux. En fait nous avons fait disparaître les crédits à hauts risques dont nous voulions nous débarrasser en les mélangeant avec des créances de bonne qualité. La fabrication de ce cervelas d'un genre nouveau s'appelle la titrisation. Ensuite, on débite les nouveaux titres en tranches, qu'on vend en engrangeant au passage de belles commissions. [...] Quand les morceaux de viande avariée - en l'occurrence les subprimes - pourrissent et devienne toxiques, ça contamine toute la saucisse, et les acheteurs tombent malades."

"Où étaient les sanctions ? Devions-nous rendre des comptes ? Et à qui d'ailleurs ? A nos conseils d'administration ? Plaisanterie ! A l'Etat ? Une mascarade ! Les « camarades » de l'inspection des Finances ne nous gênaient pas, c'est le moins qu'on puisse dire. Aux médias ? Ils ne posaient pas beaucoup de questions et prenaient nos communiqués les plus effrontés pour argent comptant. Les banquiers du monde entier étaient en train de réaliser en toute impunité le casse du siècle. [...] de Paris à New York, une bande avait accumulé des fortunes invraisemblables."

Un extrait publié dans Marianne raconte la réunion de crise qui a eu lieu début septembre 2008 à la banque en compagnie du Pdg et des cadres dirigeants et la manière dont ils voulaient dissimuler leurs pertes. Après avoir lu cet extrait, nous comprenons mieux pourquoi les banques sont déconnectées de la réalité et des préoccupations de la majorité de la population. Il semble que ces personnes vivent dans un tour d’ivoire où il suffit de manipuler les comptes pour cacher des pertes.

Autre révélation du livre, le délit d’initié qu’aurait réalisé Henry Paulson en informant un investisseur saoudien, probablement un membre de la famille royale, que le gouvernement américain ne soutiendrait pas Lehman Brothers.

Bonne lecture à tous ceux qui veulent connaître le monde de la finance de l’intérieur et apprendre des choses édifiantes sur la manière dont nos banques sont dirigées.

Marie

lundi 13 avril 2009

La vidéo du lundi : le Plan Epargne Rolex

Il y a quelques semaines, Jacques Séguéla était interviewé dans l’émission « Les Quatre Vérités » de Télé Matin sur France 2. A la question du journaliste sur le côté ostentatoire de Nicolas Sarkoszy, le publiciste déclarait : « Comment peut-on reprocher à un président d'avoir une Rolex ? Tout le monde a une Rolex. Si à 50 ans on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! ». Cette phrase a fait la une de l’actualité le lendemain . Jacques Séguéla a présenté ses excuses (« C'était la plus belle connerie de ma carrière ») et mis aux enchères fin mars une montre de cette marque dont le bénéfice ira à des associations caritatives.

Cet évènement a inspiré Fred Radix qui a inventé le Plan Epargne Rolex pour que nous puissions tous avoir le jour de nos 50 ans la fameuse montre, symbole de réussite sociale.




J’imagine la tête de mon banquier si je viens le voir pour lui demander de souscrire à ce nouveau produit !

Marie