vendredi 5 juin 2009

S’il vous plait baissez vos salaires !

Pour beaucoup de Français, cette déclaration passerait pour hallucinante, pour impossible au pays du Front Populaire. Pourtant depuis quelques semaines les échos de telles déclarations se font entendre chez Hertz, Hewlett Packard, IBM et bien d’autres.
Assiste-t-on à un retour d’Emile Zola et de Germinal ? Non la situation ne s’est pas encore généralisée mais prenons garde !

Mayeul à travers différents posts avertissait du risque social de la crise économique et d’une traduction violente du désespoir d’une partie des Français. Avec les baisses de salaires, nous touchons à un élément substantiel du travail et globalement de l’acceptation de sa condition pour une grande partie de la population. Même si les baisses de salaire sont aujourd’hui basées sur le volontariat, une perte de revenu est globalement très mal perçue par les foyers français.
Cette frustration salariale, l’impression d’être une simple variable d’ajustement et le sentiment de ne plus maitriser son avenir mais également celui de ses enfants peuvent constituer un terreau propice aux réactions les plus violentes.
Les salariés doivent donc être sensibilisés à la législation du travail qui encadrent ce type de proposition, ainsi rien n’oblige le salarié à accepter une baisse de salaire et si l’employeur en venait à licencier son salarié au motif de son refus d’accepter un salaire minoré, les Prud’hommes donneraient raison au salarié et condamneraient l’employeur à de lourdes sanctions financières.

Dans d’autres pays, les salariés font d’eux-mêmes la démarche, ainsi les employés de l’industrie automobile et électronique japonaise ont décidé de leur propre chef de refuser toute augmentation de salaire, primes, bonus etc.

Les Français ne sont pas sourds aux difficultés économiques de leurs entreprises mais souhaitent être plus impliqués et surtout mieux informés de la situation économique de l’entreprise avant de prendre de telle décision.
Notamment, beaucoup souhaitent un engagement écrit sur la durée de la réduction de salaire avant de réfléchir à la proposition de leur employeur.

Les syndicats réclament déjà une législation sur le sujet, mais est-ce la bonne solution ? Nous ne pourrons pas légiférer sur tout. La crise est peut être avant tout le bon moyen de remettre à plat le dialogue social entre employeurs et salariés …


Jean Paul







jeudi 4 juin 2009

Des nouvelles de l’équipe :

Ce week-end prolongé a été l’occasion pour toute l’équipe de Ma Crise Bien Aimée de se retrouver. Il était temps, cela faisait un moment que l’intégralité de l’équipe ne s’était pas réunie ; boulot, études, recherche d’emploi, voyages d’affaires obligent …
Enfin, autour d’un sympathique barbecue, l’équipe a fait le point sur l’avenir du Blog. Le départ précipité de Patrick a, semble-t-il, marqué les esprits, obligeant chacun à faire un point sur sa disponibilité mais aussi sur sa volonté de s’engager à long terme dans l’aventure.
Naturellement un consensus a été trouvé, la Pina Colada aidant ! Le blog continue après 6 mois d’efforts intenses mais le rythme de publication devrait varier en fonction des disponibilités de chacune et chacun.
Dans les faits, nous ne publierons plus un post par jour, le temps nous manquant, mais nous songeons par contre à élargir nos domaines de rédaction.
Pourquoi un tel changement ? Tout simplement parce que pour certains d’entre nous, tout devrait changer en à la fin de l’été (départ à l’étranger, changement de poste, déménagement…) et que nous souhaitons traiter d’autres sujets au gré de nos pérégrinations.

Nous allons aborder une nouvelle étape de la vie du blog ; vous êtes au rendez vous et nous vous remercions pour votre fidélité quotidienne et parfois (oui, snif, parfois seulement) vos commentaires.
Juin devrait donc être l’occasion d’ouvrir le champ des domaines traités mais également l’équipe !

L'équipe de Ma crise bien aimée (Fleur, Marie, Mayeul, Matthieu et Jean Paul)

mercredi 3 juin 2009

AF447 - BNP Paribas, les folles rumeurs


Suite au crash tragique de l'Airbus A330 d'Air France reliant Rio de Janeiro à Paris, de folles rumeurs ont circulé sur Internet au sujet de la présence à bord de cet appareil de dirigeants de BNP Paribas. Certains sont meme allé jusqu'à évoquer les noms des plus hauts dirigeants de la banque : Michel Pébereau, président du conseil d’administration, ou Baudouin Prot, directeur général.

Ces rumeurs ont eu une réelle répercussion sur le cours de l'action BNP Paribas dans la journée de lundi (à partr de 12h30). L'action a ainsi perdu jusqu'à -2% dans un marché en hausse et a terminé en baisse de 1,95%.

Une porte-parole de la banque a démenti la rumeur et a indiqué que "ni Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas, ni Baudouin Prot, son directeur général, n'étaient dans cet avion". Elle a ajouté que "BNP Paribas dispose d'une succursale au Brésil mais elle n'y a organisé récemment aucun événement qui aurait requis la présence de haut dirigeant".

Ces folles rumeurs et leurs conséquences sur la Bourse sont la preuve de l'importance que revêtent les banques dans la vie économique française (dans le meme temps, la disparition de trois responsables de Michelin sur le vol AF447 n'a pas eu les memes conséquences). Il est donc important que les banques soient attentives aux rumeurs et en mesure d'y réagir.

Mayeul

lundi 1 juin 2009

La vidéo du lundi : sauver les traders



Je vous propose deux vidéos pour le prix d’une en ce lundi 1er juin : la première, « Save The Traders », est un plaidoyer pour cette catégorie de salariés :

« Les traders ont été injustement désignés comme les boucs émissaires de la crise mondiale que nous traversons. Non seulement c'est un raccourci fallacieux, mais c'est surtout oublier qu'ils en sont les premières victimes ! Fortune, emploi, honneur, certains d'entre eux ont tout perdu ou presque. Save The Traders a pour vocation de lever des fonds afin de venir en aide aux plus touchés d'entre eux. Grâce à la bonne volonté et la participation gracieuse de nombreux confrères, amis, contacts, nous avons pu produire ce morceau, que nous vous proposons de découvrir en avant-première. Aujourd'hui, nous avons besoin de votre aide. En diffusant ce titre, en faisant connaître notre mouvement, vous contribuerez à sensibiliser l'opinion à la cause des traders en difficulté et les aiderez à retrouver leur dignité et leur standing.Ce n'est pas une obligation. Juste une bonne action.Merci pour eux. » Un site lié à cette vidéo est d’ailleurs lancé aujourd’hui.

La seconde est la parodie de la première et invite à raser les traders plutôt qu’à les sauver.




Alors pour ou contre le sauvetage des traders ?


Marie