mercredi 10 juin 2009

Panasonic, un géant à genou mais pas mort :



Ce week-end a été l’occasion pour moi de rencontrer un ami japonais de passage dans notre chère capitale. Oui il reste encore des Japonais à Paris tous n’ont pas fuit le H1N1 ou la crise économique.
En expliquant à mon ami, page web à l’appui l’objectif du blog Ma Crise Bien Aimée, il en est venu à me parler de son entreprise : Panasonic.
Pour moi, il s’agissait d’un fleuron de l’industrie de haute technologie japonaise certainement chahuté par la crise mais pas trop affaibli.
A travers ses propos puis quelques recherches, j’ai pu comprendre que la situation du géant japonais de l’électronique n’était pas si rose.
Umio Ohtsubo a d’ailleurs annoncé un bilan négatif de quelques 2,9 milliards d’€uros, une somme difficilement imaginable au regard des pertes de l’automobile française (par exemple Peugeot : 343 millions d’€uros).

Comme à son habitude la réponse japonaise est sans appel : suppression de 15 000 emplois et de 27 usines. Mais ces mesures prisent en février ont pesé sur le bilan financier de l’entreprise sans pour autant avoir d’impacts significatifs à court terme.
Plus surprenant, le groupe pense à se restructurer en profondeur, en vendant notamment les activités les moins profitables (Panasonic détient environ 550 firmes dans le monde et emploie 300 000 personnes) mais également en revoyant en profondeur son approche des marchés étrangers.
Le PDG de Panasonic voit ainsi la demande de produits traditionnels diminuée tout en constatant une augmentation de la demande de produits bon marché. La stratégie est donc claire : fabriquer les produits de très haute valeur ajoutée sur le sol japonais et produire les autres produits destinés à des marchés tiers au plus près de leurs consommateurs afin de réduire les coûts de transports et s’adapter le plus rapidement possible aux exigences locales.

A peine sortie d’une récession de plus de dix ans, les groupes industriels japonais retombent dans la spirale infernale … mais là où les Occidentaux semblent assez dépourvus les Japonais continuent leur grande mutation … est-ce là la clé du succès ?

Jean Paul

mardi 9 juin 2009

Le mot de la fin?

Cela aura pris du temps mais finalement le Parlement a enfin autorisé le rapprochement entre la Banque Populaire et la Caisse d'Epargne. Le nouvel organe central pourra être effectif dès le mois de juillet. Pour rappel, le projet avait été voté et approuvé par l'Assemblée Nationale le 19 mai dernier. Il ne manquait plus que le vote des sénateurs, ce qui est à présent chose faite (adopté à 187 voix contre 154).

Cette fusion donnera lieu au deuxième groupe bancaire français avec ses 110 000 collaborateurs et ses 34 millions de clients. Cette union redonnera un second souffle à Natixis, qui a accumulé 2,62 milliards de pertes et permettra la simplification de sa gouvernance.

Néanmoins, cette fusion n'est pas encore effective puisque le rapprochement entre les deux banques devra être présenté d'abord à l'Autorité de la concurrence et aux représentants du personnel.

Des sénateurs opposés à ce projet de loi se sont inquiétés des conséquences de cette fusion qui pourrait donner lieu à des licenciements. Dans une lettre adressée aux syndicats, François Pérol s'est engagé à ne recourir qu'à des départs volontaires. cette intervention ne semble pas satisfaire les syndicats qui menace à présent de ne pas rendre d'avis sur la fusion. Trois comités d'entreprise pourrait même aller en justice pour "défaut d'information".

La fusion entre les deux banques ne semblent pas encore aboutir. Cette affaire connaitra t-elle une fin?

Fleur

lundi 8 juin 2009

La vidéo du lundi : les banques se tournent-elles vers le web 2.0?

Nous avons souvent pointé du doigt dans ce blog la déficience des banques en matière de communication, notamment dans le domaine du web. De nombreuses parodies réalisées par des amateurs ont été créées et relayées sur Ma Crise Bien Aimée lors de la chronique de la vidéo du lundi. Les banques paraissaient sourdes à ces attaques (car une parodie, sous couvert de l’humour, n’attaque-t-elle et n'endommage-t-elle pas l’image de marque d’une entreprise ?) et sans réponse.



La situation évolue : le Crédit Agricole se lance dans le buzz par internet. La vidéo « Jeunes et actifs » postée sur YouTube et Dailymotion ressemble à une vidéo d’amateurs (paroles, qualité du chant) mais en cliquant sur le lien internet et en regardant la vidéo jusqu’au bout, la chanson renvoie sur le site du Crédit Agricole. La banque se lance donc sur le web mais hésite encore sur la démarche à adopter : la chanson ressemble à une parodie mais les images sont très bien filmées et montées, elle se positionne sur le web mais ne crée pas de site dédié. Un entre-deux qui démontre la démarche hésitante et non encore totalement comprise et assumée de la banque. A suivre …. ?


Marie