vendredi 24 juillet 2009

Moral des ménages : une baisse surprise en juillet


L'indice du moral des ménages en France publié aujourd'hui par l'INSEE montre que les inquiétudes financières perdurent. L'indice perd en effet en juillet 2 points passant de -37 à -39 après quatre mois de hausses successives.

Cet indice reflète la situation française et notamment le moral des consommateurs qui est à nouveau en baisse après avoir profiter des soldes de juin et des promotions et incitations en matière d'automobiles.

Cependant, cet indice révèle aussi un regain d'optimiste en ce qui concerne la situation financière à venir mais des inquiétudes sur l'emploi et la nécessité de faire des achats importants.

Si c'est une surprise en ce temps de vacances, il faut analyser ce repli comme une précaution des ménages amplifié par la crainte de l'avenir et notamment du chômage.

Mayeul

jeudi 23 juillet 2009

Banques : des bonus en folie


L'actualité des derniers jours semble à nouveau mettre en lumière les déplorables pratiques bancaires autour des bonus. En effet, alors que tout le monde espérait que ces pratiques de rémunérations très courantes avant la crise financière allaient disparaitre pour laisser la place à un système plus sain, les grandes banques américaines, à peine sorties de la tutelle de l'Etat, promettent des bonus colossaux à leurs salariés.

Ainsi la cupidité des banquiers est donc sans aucune limite. De plus, ils sont incapables de tirer les enseignements de la crise : c'était déjà une réalité en ce qui concerne la communication, externe, voici maintenant la preuve que c'est le cas aussi de la gestion courante et de la conduite de l'économie. Les chiffres vertigineux annoncés par exemple par Goldman Sachs (20 milliards de dollars) prouvent que les banquiers sont encore loin d'avoir accompli leur mutation : financer l'économie réelle avant de se servir.

Face à cette situation, les condamnations politiques sont unanimes du Président Obama - "Le problème, selon moi, c'est qu'on n'a pas l'impression que les gens de Wall Street aient le moindre remords d'avoir pris autant de risques" - à Christine Lagarde, Ministre de l'économie - "Je crois que c'est une honte absolue que des primes garanties de plusieurs années puissent encore être versées ou que certains soient tentés de remettre en place les vieilles pratiques de compensation avec une relation insuffisante entre la compensation et une performance durable et une bonne gestion du risque".
Seulement ces belles déclarations avec un renvoi au prochain G20 pour des mesures concrètes sont loin de refléter la réalite. En effet, ce qui concerne les pratiques américaines n'est pas forcément vrai en Europe : les banquiers européens ont vu, en échange d'aides étatiques, leurs pratiques de rémunération encadrées. Il se crée donc ainsi un décalage entre les banques européennes et les banques américaines ; bien plus que le jeu normal de la concurrence, c'est l'ébauche d'un conflit économique potentiel.

Mayeul


lundi 20 juillet 2009

La vidéo du lundi : la nouvelle publicité de Barclays




L’agence de communication Venables Bell & Partners est à l’origine de la nouvelle campagne de communication de la banque Barclays qui rappelle le film « The Truman Show ». L’histoire met en scène un homme qui déambule dans un quartier ressemblant à Wall Street au milieu de mannequins et de décors en carton pâte. Seul endroit d’humanité : la banque Barclays.

Cette publicité a pour objectif de montrer la solidité de la banque et sa présence dans la vie économique. Par contre, elle ne répond pas du tout aux attentes exprimées par les clients depuis à la crise, à savoir du conseil, de la proximité et un recentrage sur le cœur de métier.

A quand une réelle prise de conscience des banques des attentes de leurs clients et une campagne de communication en adéquation ?

Marie