samedi 7 février 2009

La question existentielle des banques



Une fois n'est pas coutume, je me contente de relayer un post sur lequel je suis tombé cette semaine. Le blog est celui du Management Institute of Paris (MIP). Bien sûr il porte sur la crise. Ce poste mentionne une étude de la Documentation Française sur les responsabilités de la crise et les remèdes à y apporter. Mon attention a été attirée par la conclusion du post : "[...] doivent-ils (les mathématiciens financiers) travailler à enrichir le système banquier ou avoir plutôt pour ambition de contribuer au bien commun ?”.

En fait, on pourrait presque élargir cette question existentielle aux banques. Doivent-elles continuer à se murer dans leur monde de chiffres, ou bien décider de sortir de leur tour d'ivoire pour reprendre pied dans la réalité ? Bien sûr, la finance exige un certain degré d'abstraction - ainsi, les banques elles-mêmes créent de la monnaie par le mécanisme de l'emprunt -, mais je me demande si la réalisation d'opérations complexes telles les titrisations ou les opérations comme les leveraged buy-out (LBO) qui permettent de racheter une entreprise par l'endettement en faisant supporter le poids de cette opération par l'entreprise rachetée ne contribuent pas à éloigner le monde de la finance de l'ensemble du système économique. Après tout, la mission d'une banque n'est-elle pas de financer l'économie, à commencer par l'économie la plus proche ?

Mesdames et Messieurs les banquiers(-ères) qui nous lisez, qu'en est-il dans vos établissements ?

Matthieu

1 commentaire:

café paris a dit…

Moi j'ai l'impression qu'on entre seulement dans la crise !