mardi 1 décembre 2009

Ma crise bien aimée : 1 an déjà

Cela fait déjà un an que nous avons lancé ce blog après bien des hésitations et des réflexions sur l'apport qu'il pouvait avoir pour ses lecteurs dans la compréhension de la crise économique et financière mais aussi comme force de proposition pour les acteurs économiques.


En effet, nos deux premiers premiers posts datent du 1er décembre 2008 :
- USA : La crise immobilière dope le tourisme ?
- La banque mondiale de l'année est française

Au bout d'un an, malgré un léger essoufflement des derniers mois, le bilan est intéressant et encourageant pour les années à venir :

- 6 contributeurs réguliers
- 270 posts
- et plus de 30 000 visiteurs uniques.

Un grand merci à tous nos fidèles lecteurs. Ce n'est que grâce à eux que le blog existe et que nous trouvons la force de continuer à écrire ou à proposer des sujets divers, des vidéos, des idées nouvelles... même si parfois nous regrettons l'absence de commentaires et donc de débat.

L'équipe de Ma Crise Bien Aimée

lundi 30 novembre 2009

La vidéo du lundi : publicité BinckBank

Créée en l'an 2000 aux Pays-Bas, BinckBank a ouvert sa succursale française septembre 2008 avec pour objectif : "Être le moins cher du marché".
La vidéo du jour est un des spots de sa campagne de publicité. L'offre de la gratuité des frais de transaction sur 1000 euros n'est pas destiné aux investisseurs prudents mais plutot à des clients toujours à la recherche d'une belle opportunité. Pour faire passer le message, BinckBank illustre son propos en empruntant les codes de ses adversaires et donc en caricaturant le banquier sur trois thèmes : le golf, les grands restaurants et un PDG cloitré dans un bureau immense.


jeudi 26 novembre 2009

Les hommes influents dans le monde : la place des banques


La publication par le magazine Forbes du classement des hommes les plus influents de la planète apporte un éclairage intéressant sur la puissance du monde bancaire et financier y compris en ces temps de crise financière.
En effet, parmi les 50 premiers, on peut relever 6 présidents d'institutions financières, 3 PDG de banque (Barclays, Goldman Sachs et JP Morgan) et 8 hommes d'affaires. Ces décideurs économiques cotoient ainsi les grands dirigeants politiques internationaux, quelques patrons de grandes sociétés comme Microsoft mais aussi le Pape Benoit XVI, le Dalaï Lama ou Ben Laden.

1- Barack Obama
2- Hu Jintao : Président de la République Populaire de Chine
3- Vladimir Poutine
4- Ben S. Bernanke : Président de la Réserve fédérale des États-Unis
5- Sergey Brin and Larry Page : Fondateurs de Google
6- Carlos Slim Helu : Homme d'affaires mexicain
7- Rupert Murdoch : PDG de News Corp
8- Michael T. Duke : PDG de Wal-Mart
9- Abdullah bin Abdul Aziz al Saud : Roi d'Arabie Saoudite
10- Bill Gates : Fondateur de Microsoft
11- Benoit XVI
12- Silvio Berlusconi
13- Jeffrey R. Immelt : PDG de General Electric
14- Warren Buffett : Homme d'affaires américain
15- Angela Merkel
16- Laurence D. Fink : PDG du groupe Barclays
17- Hillary Clinton
18- Lloyd C. Blankfein : PDG de Goldman Sachs
19- Li Changchun : Secrétaire du Département de la Propagande du Parti communiste chinois
20- Michael Bloomberg : Maire de New York
21- Timothy Geithner : Secrétaire au Trésor des États-Unis
22- Rex W. Tillerson : PDG d'Exxon
23- Li Ka-shing : Homme d'affaires de Hong-Kong
24- Kim Jong Il
25- Jean-Claude Trichet : Gouverneur de la BCE
26- Masaaki Shirakawa : Gouverneur de la Banque du Japon
27- Ahmed bin Zayed al Nahyan : Homme d'affaires émirati
28- Akio Toyoda : PDG de Toyota
29- Gordon Brown
30- James S. Dimon : PDG de JP Morgan Chase
31- Bill Clinton
32- William H. Gross : Homme d'affaires américain
33- Luiz Inacio Lula da Silva
34- Lou Jiwei : Homme d'affaires chinois
35- Yukio Hatoyama : Premier ministre japonais
36- Manmohan Singh : Premier ministre indien
37- Osama bin Laden
38- Syed Yousaf Raza Gilani : Premier ministre pakistanais
39- Dalai Lama
40- Ali Hoseini-Khamenei : Grand Ayatollah d'Iran
41- Joaquin Guzman : Trafiquant de drogue
42- Igor Setchine : Vice-Premier ministre de Russie et homme d'affaires russe
43- Dmitry Medvedev
44- Mukesh Ambani : Homme d'affaires indien
45- Oprah Winfrey : Présentatrice de télévision américaine
45- Benjamin Netanyahu
47- Dominique Strauss-Kahn : Président du FMI
48- Zhou Xiaochuan : Gouverneur de la Banque Populaire de Chine
49- John Roberts Jr. : Président de la Cour suprême des États-Unis
50- Dawood Ibrahim Kaskar : Parrain de la Pègre indienne

Le président Nicolas Sarkozy est classé 56ème et Bernard Arnault, PDG de LVMH, 52ème.

Mayeul

mardi 24 novembre 2009

Citizen Act : la Société Générale et le jeu


Reprenant une idée souvent évoquée sur ce blog (ici et ici notamment), la Société Générale propose par l’intermédiaire du jeu Citizen Act à des étudiants d'écoles de commerce, d'ingénieurs et d'universités d’inventer la banque de demain.
Ainsi les étudiants, en alliant créativité et pragmatisme, doivent proposer un projet pour la banque de demain. Ce projet doit s’inscrire dans une démarche RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale).

Cette quatrième édition s’adresse à des étudiants de tous les continents. La 3ème édition avait ainsi regroupé plus de 600 participants.

Il sera bien entendu intéressant de suivre les propositions des différent joueurs qui serviront à orienter les travaux de la Société Générale qui voit dans ce jeu un formidable creuset d’idées nouvelles mais aussi une opportunité de détecter des talents et de proposer aux étudiants une approche conviviale du monde bancaire.

Mayeul

lundi 23 novembre 2009

La vidéo du lundi : Lipdub BNP Paribas

Il y a quelques temps, nous avions évoqué le lipdub sans pouvoir en présenter un tourné par une banque. Voici donc, après bien des recherches, un lipdub tourné dans une banque (voir en particulier à 0:29) - la BNP Paribas - mais sans que celle-ci le revendique - évidemment en temps de crise cela ne fait pas forcément sérieux de voir son banquier se déguiser et passer sa journée à chanter.
Mais plus que l'esprit d'amusement, ce qui ressort de cette vidéo c'est l'existence d'un esprit d'équipe, d'un esprit d'entreprise mis en musique sur l'air de la Chanson du dimanche.



Espérons que la prochaine étape sois une fière revendication par une banque de son identité et donc de sa valeur et de celle de ses salariés.

dimanche 22 novembre 2009

Bonus : une initiative intéressante chez Goldman Sachs


Des actionnaires importants de Goldman Sachs ont demandé à la banque de réduire le montant des bonus distribués afin de mieux récompenser les actionnaires et donc de favoriser l’investissement.

Une telle initiative mérite d’être soulignée car c’est la première fois que se font ainsi entendre des actionnaires importants sur ce sujet délicat des rémunérations et bonus. De plus l’argument soulevé – soutien de l’investissement – est très intéressant en cette période de crise économique où les politiques cherchent à relancer la croissance. Ainsi récompenser les actionnaires, c’est reconnaitre leur place dans l’entreprise (la banque), les risques qu’ils prennent en soutenant par la possession d’action cette société et donc leur rôle pivot qu’ils jouent dans l’économie.

Mayeul

mardi 17 novembre 2009

Travail des seniors : mythe ou réalité ?


Le discours officiel annonce des mesures pour améliorer le taux d’emploi des seniors en France.

Le dispositif prévoit que « D’ici au 1er janvier 2010 toutes les entreprises (ou groupes d’entreprises) employant au moins 50 salariés, doivent avoir conclu un accord ou établi un plan d’action sur l’emploi des salariés âgés. Dans le cas contraire ces entreprises seront soumises à une pénalité financière équivalente à 1 % de leur masse salariale. »

A l’Assemblée Nationale, lors de la séance du 10 novembre dernier, M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi, indiquait que « le taux d’emploi des 55-65 ans est d’un peu plus de 30 % en France, alors qu’il est du double en Suède » et donc très loin du taux de de 50% en 2010 fixé au niveau communautaire.

Il ajoutait que « Près de soixante branches, représentant plus de la moitié des salariés, ont commencé à négocier sur ce sujet. Pour la première fois depuis trente ans, et malgré la crise, le taux d’emploi des seniors non seulement n’a pas fléchi mais s’est amélioré d’un point.Ces résultats sont toutefois fragiles. Il nous faut continuer d’avancer, car ce sont nos mentalités que nous devons changer. Nous nous sommes habitués à payer pour chasser les seniors de l’emploi. Nous devons désormais nous battre pour les garder. »

Pour autant, la situation économique actuelle amène, ces derniers mois ,beaucoup d’entreprises à faire partir un maximum de personnes à partir de 58 ans et parfois moins : ce n’est pas dit officiellement mais les salariés le savent.

Anne

lundi 16 novembre 2009

La vidéo du lundi : la crise et ses dérives

Quand certains irresponsables sous couvert de faire du marketing envisagent de créer l'évènement par des lancer d'argent en plein Paris, ils sont forcément rattrapés de plein fouet par la crise et ses conséquences sociales.



Ces évènements arrivent à point pour rappeler que la crise ne doit pas être le prétexte à l'exploitation de la détresse de certaines personnes pour la transformer en opération publicitaire à des fins mercantiles. En effet, au lieu d'annoncer vouloir distribuer de l'argent au hasard (rappelons toutefois que l'utilisation de billets de banque comme support publicitaire est illégal), il conviendrait plutôt de consacrer ces mêmes sommes à des mesures concrètes pour lutter contre la crise en interne comme en externe.
De telles pratiques ne sont pas sans évoquer ce que l'on retrouve dans certains pays où les manifestants sont payés pour défiler au nom d'une cause ou d'une autre. Avec l'action de Mailorama organisée par la société Rentabiliweb est aussi une forme d'exploitation de la misère et de l'incrédulité de certains.

lundi 9 novembre 2009

La vidéo du lundi : faut-il brûler les banquiers ?



Cette phrase provocatrice n’est pas de moi mais est le titre du livre de Georges Pauget, Directeur Général du Crédit Agricole, sorti il y a quelques jours. Cet essai a pour objectif de montrer l’utilité des banques et des banquiers dans la vie économique, rôle fortement décrié depuis un an. Un résumé est disponible sur le site de l’éditeur, JC Lattès.

Interviewé par Nicolas Demorand sur France Inter vendredi dernier, le banquier a indiqué que pour lui, la crise financière était maintenant terminée mais que les banques subiront la crise économique jusqu’à mi-2010. Parmi les acteurs économiques, les PME sont les plus à risque comme Anne vous en avait déjà parlé. Les banques en ont prise conscience et se mettent à communiquer sur le soutien qu’elles apportent aux entreprises, comme la BNP Paribas qui a annoncé qu’elle prêtera 5 milliards d’euros aux entreprises d’ici fin 2010. Le Médiateur du Crédit semble cependant rester nécessaire pour plusieurs mois : l’institution reçoit en moyenne 300 dossiers d’entreprises toutes les semaines.

Marie

mercredi 21 octobre 2009

Un coup d’Etat financier !


La phrase est choc, les termes sont forts ! Non, il ne s’agit pas d’une élucubration d’un membre fragile de Ma Crise Bien Aimée mais d’une phrase tirée du film de Michael Moore « Capitalism : a love story ».

Hier soir, invité par la Paramount, j’ai pu découvrir en avant-première (comme je vous en parlais dans mon post de la semaine dernière) le nouveau film de Michael Moore dont Marie annonçait la sortie il y a quelques mois.




Disons le tout de suite, le film est intéressant pour deux raisons :
  1. La livraison de divers évènements américains qui peuvent être passés à la trappe sur le vieux continent.
  2. Une critique du capitalisme actuel et surtout de la finance mondiale
Michael Moore nous livre un film-constat saisissant mais ne nous arrêtons pas à cette simple constatation.

A la sortie de la projection, j’étais pris d’un certain malaise. Le documentaire pose de nombreuses, trop nombreuses questions sans jamais apporter la moindre solution.
Comme à son habitude Michael Moore dénonce des vérités, des faits particuliers qu’il tourne habilement en vérité générale. Le public non-initié à l’actualité financière se verra trompé et les connaisseurs traiteront le film d’amateurisme.

Avec « Capitalisme : a love story » Michael Moore revient à son premier amour, la dénonciation du système économique américain, thème de son premier film « Roger et Moi » (1989). Plus qu’une dénonciation, le réalisateur de « Bowling for Columbine » (2002) met le capitalisme en pièce mais mêle également théorie du complot, réseaux politique et économique, crise financière, plan de sauvetage … il en ressort une impression de brouillon. De trop nombreux sujets sont abordés avec une rigueur informative qui peut laisser pantoise. Le soutien indéfectible au Président Obama en est un exemple, Michael Moore l’introduit dans son film comme un réformateur providentiel pourtant l’actualité semble dresser un tableau plus contrasté du nouveau président américain.

Malgré tout le film est très plaisant, Michael Moore a su cadencer par la musique et les effets d’image un film qui traite d’un sujet complexe et très sérieux.
Je vous encourage donc à regarder ce film d’un œil critique et n’hésitez pas à laisser un commentaire sur le blog de MCBA.

Jean-Paul