vendredi 12 décembre 2008

Banques – Et si on parlait des sujets tabous ?

Il est judicieux pour un particulier d’avoir plusieurs comptes courants, surtout s’il veut éviter les indiscrétions de sa banque.

Les banques participent à la lutte contre le blanchiment. A ce titre, elles relèvent automatiquement des transactions dites « suspectes » de leurs clients. Comment ? Par un système d’alertes sur le montant et sur la fréquence des opérations. Exemple : si vous versez 2000€ en liquide tous les mois sur votre compte ou si vous déposez un chèque de 21.000€.
La réaction est immédiate. La chargée de clientèle est tenue de prendre contact avec vous pour vous demander (plus ou moins discrètement) la justification de cette opération. Attention ! elle peut déclencher une procédure de vérification plus poussée en cas de doutes…
La fréquence et le montant sont bien sur paramétrables. Chaque banque a ses propres critères qui varient en fonction de la conjoncture.

Vous avez des doutes ? Avant de crier mensonge, faites un test !

Pour la plus populaire en tout cas, ce montant est d’environ 15.000€ . La fréquence est variable car l'ordinateur repère le nombre de jours entre les dépôts de mêmes montants. Dans mon cas, 4 versements de 2.000€ espacés de 30 jours ont déclenché l'alerte...
Et si on partageait nos expériences personnelles pour déterminer les fréquences et les montants pour chaque banque ?

Patrick Marchant

mercredi 10 décembre 2008

La banque et le développement durable : et si on en discutait ? 1/2



Je vous propose une petite expérience : demandez à votre responsable d’agence si sa banque se sent concernée par le développement durable. Il/elle sera a priori très surpris(e) que vous lui posiez la question car les deux notions ne vont pas naturellement de paire, y compris pour nous six qui entretenons ce blog. D’ailleurs, le développement durable est devenu un argument de vente pour tout et n’importe quoi, et associer la banque au développement durable peut avoir un effet repoussoir pour leurs clients – potentiels ou non. Effectivement, de plus en plus de banques se mettent « au vert »telles le Crédit Agricole, ou bien BNP PARIBAS. La notion est à la mode, puisque même les Etats-Unis, qui ont pourtant toujours refusé de ratifier le protocole de Kyoto, relancent leur croissance économique en partie sur des mesures qui lui sont favorables.

Tout le monde utilise le développement durable à sa sauce depuis 10 ans, sauf les banques que je trouve très en retrait sur la question. Je me demande si elles ne pourraient pas l’utiliser comme un moyen pour se repositionner dans la société et dans la durée.

La crise économique n'est pas la faute des banques françaises - il faudrait plutôt voir du côté des Etats-Unis - mais il faut voir comment elles nous traitent depuis des années. Elles donnent quand même l'impression de s’enrichir sur notre dos, alors que dès qu'on a besoin d'elles - pour un prêt immobilier, pour financer un projet... - c'est toujours la même chose : il manque telle caution, tel papier, notre revenu n'est pas assez élevé... Bref, on dirait qu'elles n'ont pas d'autre but que de s'enrichir un maximum tout en redistribuant un minimum aux particuliers et entreprises qui font appel à elles. Même les banques mutuelles ou coopératives, j'ai l'impression qu'elles se sont éloignées de leur modèle d'origine pour se lancer dans la haute finance... Je ne demande pas aux banques de faire la charité - il leur faut les moyens de prêter et de financer la création de richesse en France - mais de se sentir concernées par leur environnement et par les préoccupations de leurs clients - notamment les entreprises, quelles que soient leurs tailles.

Elles ont un concept tout prêt qui ne demande qu'à être développé, eh bien non ! Elles s'obstinent à le négliger. Pour qu'elles s'en emparent, la BNP, la SocGen et leurs comparses doivent en revanche évoluer dans leur perception et considérer le développement durable comme un des éléments moteurs de leur croissance. La crise économique et financière actuelle peuvent être utilisées opportunément pour redéfinir les conditions de la réussite et de la puissance des banques françaises. Je vous en parlerai dans mon prochain post.

Matthieu

Livret A et épargne : un couple fait pour durer ?


En passant devant une banque l'autre jour, j'ai remarqué les nombreuses publicités vantant les mérites du Livret A. Je me suis ainsi souvenue que quelques semaines auparavant j'avais reçu une lettre de ma banque m'invitant à souscrire au Livret A pour "une épargne sûre et toujours disponible". Le banquier m'a déjà envoyé un contrat où je n'ai plus qu'à apposer ma signature, ce qui avait de quoi m'encourager à prendre ce produit d'épargne défiscalisé. La question qui se pose est de savoir si l'engagement est fiable.
Longtemps, le Livret A a été considéré comme un refuge pour l'épargne, assurant un taux de rémunération de 4%. Avec la crise, les particuliers peuvent se rassurer en plaçant leurs économies, ils auront d'ailleurs la possibilité de souscrire à ce produit dans toutes les banques dès janvier 2009. Le Livret A est un succès, la Caisse d'Epargne déclare avoir ouvert 70 000 nouveaux comptes en septembre.
Mais voilà que j'apprends que les intérêts de ce produit d'épargne pourraient décliner à 2,5% en février 2009 car son taux de rémunération doit être recalculé deux fois par an en fonction des marchés monétaires et de l'inflation. "Pour l'instant aucune décision n'a été prise" a déclaré Henri Guaino, conseiller spécial du président Sarkozy. Le gouvernement a pourtant le pouvoir d'intervenir en faveur des épargnants en révisant la règle de calcul du taux d'intérêt.
Il reste au gouvernement de prendre une décision s'il ne veut pas provoquer l'affolement des clients des banques.

Fleur

Crise financière et communication produit



Je vous ai parlé dans un précédent billet de la communication institutionnelle des banques avec un recentrage sur le client et sur le métier de la banque. Je suis quant même surprise de certaines publicités diffusées actuellement à la télévision. Le Crédit Agricole communique sur sa carte Double Action, une carte de crédit avec un paiement immédiat ou à crédit. Une petite précision : si vous payez à crédit, le TEG (taux effectif global, vous savez les petites lignes que l’on ne lit jamais lorsqu’on signe un contrat) est de 17.50%. En comparaison, sur leur site internet, une simulation pour un prêt à la consommation donne un TEG de 8%.

Alors que les banques cherchent à redorer leur image et à donner confiance à leurs clients, il est surprenant de voir un si mauvais timing dans la communication produit d’un acteur majeur du secteur bancaire français.

Marie

mardi 9 décembre 2008

Banque, ô ma banque


La queue aux distributeurs, l’affolement aux guichets, le retrait massif de liquidité par les particuliers n'ont pas eu lieu et heureusement. La grande peur des médias si souvent mise en avant au mois d’octobre semble aujourd’hui déjà bien loin.
Pourtant les Français boudent leur banque, et oui tous, autant que nous sommes, tenons nos banques pour responsables.
Responsables de s'être lancées dans l'aventure folle des produits toxiques américains, responsables de ne pas avoir communiqué au début de la crise, responsables de nous vendre des produits auxquels nous ne comprenons pas grand chose (le conseiller financier sait-il lui même ce qu'il vend ?), responsables d'utiliser l'argent de l'honnête citoyen.
n pour se refinancer, les doléances pourraient être encore longues mais nous devons, nous, Français, dépasser ce stérile débat.
Car aujourd'hui, les Français et les petites entreprises qui font notre quotidien (boulangerie, plombier) n'ont jamais eu autant besoin de leur banquier.
La crise est peut-être le meilleur moment pour changer notre relation à la banque, transformer cette relation en partenariat et non plus en adversité.
La banque après quelques égarements au début de la crise, avec le lancement de produits inadaptés (carte de crédit revolving, etc.) s'est aujourd'hui recentrée sur son cœur d'activité: l’accompagnement des projets personnels et de l'activité professionnelle.
Alors pourquoi ne pas rendre visite à votre banque pour justement faire un point sur votre situation avec à l'esprit: « arrêtez de me promettre la lune (ou alors contre quelle contrepartie ?) et proposez moi des produits adaptés à ma situation, à mes projets ».
Jean Paul

lundi 8 décembre 2008

Patrick Devedjian, Ministre de la Relance



Sans attendre sa nomination et comme pour faire oublier ses différents avec le Président de la République, Patrick Devedjian s'est lancé, dès le 4 décembre, sur UMP TV, dans une brillante défense du plan de relance.

Espérons que ces belles convictions conjuguées à un vrai sens politique aident à la réussite de ce plan dont tant d'économistes disent du mal.

Mayeul

Crise financière et communication des banques





























La crise financière a modifié la manière dont les banques parlent à leurs clients.

Le client est remis au centre de cette communication comme pour la publicité de HSBC avec l’image forte des alliances. La Société Générale a choisi une autre stratégie avec l’aide de la société de production CAPA Entreprises : elle parle des métiers de la banque et fait intervenir ses employés. BNP Paribas et le Crédit Agricole communiquent tous les deux sur le thème du crédit : BNP Paribas vers les particuliers avec le slogan «Vous avez un projet ? Nous avons le crédit », le Crédit Agricole vers les PME-PMI. Les banques cherchent à renouer le dialogue avec leurs clients, que ce soient des particuliers ou des PME-PMI et y consacre un budget plus important à la communication(+3% de janvier à octobre 2008 par rapport à l’année précédente) comme nous le rappelle Laurence Girard dans son article dans Le Monde.

Reste à savoir comment ce changement dans la communication des banques se traduira dans les agences au contact des clients. Je n’ai pas eu de nouvelles de ma banque depuis début octobre. Qu’en est-il pour vous, quels contacts avez-vous avec votre banquier?

Marie

dimanche 7 décembre 2008

Rendez-vous avec ma banquière : C’est le bon moment !

La crise casse les prix de l’automobile et de l’immobilier. Merci M6 et Zone Interdite !

Ma banquière préfère me faire un crédit très avantageux plutôt que de me voir retirer une partie de mon épargne ou partir ailleurs... Elle doit montrer au boss qu’elle n’a « jamais autant prêté » !

J’ai donc décidé d’offrir à ma femme une voiture pour Noël. Mode d’emploi :

- J’ai mis en concurrence un mandataire et un concessionnaire pour 12,6 % de rabais ;

- J’ai mis en concurrence 3 agences pour obtenir un taux moins cher de 2% et la possibilité de remboursement anticipé sans frais.

Le coût réel de sa voiture sera d’autant moins cher que l’inflation 2009 est estimée par Luc Chatel entre 2 et 2,5% et que l’épargne que je n’ai pas retirée continue de rapporter…

Mon rendez-vous est fixé pour le vendredi 12 décembre pour conclure ma demande prêt. Pensez-vous que je puisse encore faire mieux ?


Patrick Marchant


L'investissement, c'est notre avenir...


Matthieu dans son post de la semaine dernière, se posait la question des effets d'une politique de relance uniquement basée sur la consommation et notre président Nicolas Sarkozy lui a donné raison.
Quel constat peut-on tirer des politiques de relance françaises post chocs pétroliers ? Qu’elles ont eu des effets pour le moins mitigées contribuant largement à l'inflation, à l'endettement de l'Etat et à la relance des économies étrangères (les Français ont acheté des voitures allemandes, des produits manufacturés américains et japonais). Mais en tout état de cause, une relance fondée sur la consommation est une solution d'urgence sur le court terme.
A l'inverse, les investissements dans la recherche et développement, les industries de pointe permettent de dégager des profits à terme et de créer des domaines d'excellence bien utiles pour une France qui se cherche économiquement. Le chancelier allemand H. Schmidt disait ainsi : "Les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain et les emplois d'après-demain".
La crise nous apporte alors une véritable opportunité pour redéfinir le projet économique de la France.
Ne nous leurrons pas avec la prime de Noel, les 200€ à destination des bénéficiaires du RSA etc., ces mesures ne sont que des rustines … alors voyons à long-terme et parlons investissements.
Et vous quels sont vos avis sur les mesures annoncées par le gouvernement la semaine dernière ?
Jean Paul

Un possible retour de Jerôme Kerviel…au cinéma !


Il revient là où on ne l’attendait pas. Accusé d'avoir dissimulé une perte de 4,9 milliards d’euros à la Société Générale, il semble que l’ancien trader ait encore des choses à raconter sur son aventure.
Cette fraude historique avait tout de suite séduit les studios américains qui imaginaient déjà réaliser un biopic. Rappelons nous des succès de « Wall Street » et « Trader », films inspirés de faits réels et retraçant les succès et les échecs connus par des financiers. Certains médias déclaraient même que Tom Cruise et Charlie Sheen étaient pressentis pour incarner le rôle du trader français.
Tout semblerait indiquer aujourd’hui qu’Antoine de Caunes, qui a déjà réalisé deux biopics, l’une sur Napoléon et l’autre sur Coluche, pourrait réaliser le film et même faire appel à Jerôme Kerviel pour interpréter son propre rôle! Du moins l’ancien trader de dément pas l’information pour l’instant…

Fleur