Affichage des articles dont le libellé est banque. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est banque. Afficher tous les articles

jeudi 5 juillet 2012

De retour !

Cela devait arriver ... après plus de deux ans d'absence, le blog sera de nouveau alimenté, certainement moins régulièrement que par le passé mais alimenté tout de même en article de fonds, billets d’humeur ou alors questions ouvertes.

Voici déjà trois ans que nous parlons de cette crise. Un mot qui est devenu si familier : crise financière, crise de la dette, crise grecque, crise espagnole, crise portugaise, crise sociale, crise de l’€uro ... 


Rien n'a véritablement changé depuis l'ouverture de ce blog, les banques sont peut être en moins piteuse état mais les Gouvernements eux semblent plus fragilisés que jamais. Déjà surendettés les Etats ont sauvé les banques par l'endettement et se voient aujourd’hui sanctionnés pour ce niveau de dette excessif ...  Quelle ironie du sort !

Le nouveau gouvernement proclamait que tout était possible, que le changement était pour maintenant pourtant les évènements de ces derniers jours laissent présager que nous aurons du mal à échapper à la rigueur, cette fameuse rigueur tant redoutée.

J'essayerai dans mes posts de relever certains projets portés à bout de bras par des Français entrepreneurs et plein de courage. Signe que dans cette morosité ambiante alimentée par les médias, certains Français ne baissent pas les bras. J'ai d'ailleurs en préparation un post sur un projet lorrain d'avion qui semble défrayer la chronique en ce moment.

Voilà pour ce premier post de 2012. En espérant relire les commentaires de nos fidèles lecteurs.


Jean-Paul

lundi 25 janvier 2010

Vidéo du lundi : BNP Paribas, film institutionnel

Pour changer un peu des films humoristiques sur la banque ou des banales publicités, voici le film institutionnel présentant la BNP Paribas.



Dynamique, moderne et présentant synthétiquement les domaines d'excellence de la BNP, il nous change agréablement des habituelles présentations.
En 4 minutes et demi, il réussit également à brosser un tableau synthétique des activités de cette banque mais aussi de ses activités dans le monde.
Un seul regret, un peu personnel, la musique légèrement agressive et beaucoup trop répétitive.

Le début d'une nouvelle communication ??? A quand la même initiative avec une démarche client ??

Mayeul

jeudi 21 janvier 2010

Société Générale à Marseille : une étrange ouverture ???


En plein dans le débat français sur l'identité nationale et alors que certains journaux s'interrogent (enfin !!!) sur la relation des Français avec leur banque, la Société Générale de Marseille se lance dans une approche ciblée du consommateur.

En effet, cette banque a choisi de traduire son nom en langue arabe (certains diront de mal traduire). Une telle démarche ne peut que légitimement soulevé bien des interrogations sur l'intérêt de cette "traduction". En effet, faut il y voir une réponse aux offres de finance islamique - la banque jouant alors sur le rapprochement arabe-Islam - ou la reconnaissance d'un besoin local ??

Il s'agit à mon sens d'une grave erreur de la banque qui renonce ainsi à son identité propre allant jusqu'à traduire son nom en une langue étrangère alors que son logo est connu à travers le monde entier comme en témoigne celui de sa filiale égyptienne.

Mayeul

lundi 14 décembre 2009

La vidéo du lundi : It's time for green banking

Le Crédit Agricole a lancé une campagne de publicité mondiale afin de se faire mieux connaitre / reconnaitre à l'étranger. Cette campagne vise spécifiquement les leaders d'opinion du monde économique et financier ce qui explique les thèmes retenus par les trois spots publicitaires et surtout, sujet d'actualité avec le Sommet de Copenhague, la place dominante de la croissance verte.



Pour porter son slogan « Back to common sense. It’s time for green banking », le Crédit Agricole a choisi un porte-parole international de choix : Sean Connery qui s'exprime naturellement en anglais et non français ce qui peut surprendre le Français trop habitué à considérer le Crédit Agricole comme seulement une banque de proximité voire du monde rural il y a encore quelques années (oubliant ainsi que le Crédit Agricole est présent dans 70 pays).

Cette campagne semble appréciée par le directeur Général du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne qui en profite pour s'interroger sur l'absence du thème de la banque verte en France ; peut être un début de réveil de nos banquiers ???

mardi 1 décembre 2009

Ma crise bien aimée : 1 an déjà

Cela fait déjà un an que nous avons lancé ce blog après bien des hésitations et des réflexions sur l'apport qu'il pouvait avoir pour ses lecteurs dans la compréhension de la crise économique et financière mais aussi comme force de proposition pour les acteurs économiques.


En effet, nos deux premiers premiers posts datent du 1er décembre 2008 :
- USA : La crise immobilière dope le tourisme ?
- La banque mondiale de l'année est française

Au bout d'un an, malgré un léger essoufflement des derniers mois, le bilan est intéressant et encourageant pour les années à venir :

- 6 contributeurs réguliers
- 270 posts
- et plus de 30 000 visiteurs uniques.

Un grand merci à tous nos fidèles lecteurs. Ce n'est que grâce à eux que le blog existe et que nous trouvons la force de continuer à écrire ou à proposer des sujets divers, des vidéos, des idées nouvelles... même si parfois nous regrettons l'absence de commentaires et donc de débat.

L'équipe de Ma Crise Bien Aimée

lundi 30 novembre 2009

La vidéo du lundi : publicité BinckBank

Créée en l'an 2000 aux Pays-Bas, BinckBank a ouvert sa succursale française septembre 2008 avec pour objectif : "Être le moins cher du marché".
La vidéo du jour est un des spots de sa campagne de publicité. L'offre de la gratuité des frais de transaction sur 1000 euros n'est pas destiné aux investisseurs prudents mais plutot à des clients toujours à la recherche d'une belle opportunité. Pour faire passer le message, BinckBank illustre son propos en empruntant les codes de ses adversaires et donc en caricaturant le banquier sur trois thèmes : le golf, les grands restaurants et un PDG cloitré dans un bureau immense.


mardi 24 novembre 2009

Citizen Act : la Société Générale et le jeu


Reprenant une idée souvent évoquée sur ce blog (ici et ici notamment), la Société Générale propose par l’intermédiaire du jeu Citizen Act à des étudiants d'écoles de commerce, d'ingénieurs et d'universités d’inventer la banque de demain.
Ainsi les étudiants, en alliant créativité et pragmatisme, doivent proposer un projet pour la banque de demain. Ce projet doit s’inscrire dans une démarche RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale).

Cette quatrième édition s’adresse à des étudiants de tous les continents. La 3ème édition avait ainsi regroupé plus de 600 participants.

Il sera bien entendu intéressant de suivre les propositions des différent joueurs qui serviront à orienter les travaux de la Société Générale qui voit dans ce jeu un formidable creuset d’idées nouvelles mais aussi une opportunité de détecter des talents et de proposer aux étudiants une approche conviviale du monde bancaire.

Mayeul

lundi 23 novembre 2009

La vidéo du lundi : Lipdub BNP Paribas

Il y a quelques temps, nous avions évoqué le lipdub sans pouvoir en présenter un tourné par une banque. Voici donc, après bien des recherches, un lipdub tourné dans une banque (voir en particulier à 0:29) - la BNP Paribas - mais sans que celle-ci le revendique - évidemment en temps de crise cela ne fait pas forcément sérieux de voir son banquier se déguiser et passer sa journée à chanter.
Mais plus que l'esprit d'amusement, ce qui ressort de cette vidéo c'est l'existence d'un esprit d'équipe, d'un esprit d'entreprise mis en musique sur l'air de la Chanson du dimanche.



Espérons que la prochaine étape sois une fière revendication par une banque de son identité et donc de sa valeur et de celle de ses salariés.

lundi 9 novembre 2009

La vidéo du lundi : faut-il brûler les banquiers ?



Cette phrase provocatrice n’est pas de moi mais est le titre du livre de Georges Pauget, Directeur Général du Crédit Agricole, sorti il y a quelques jours. Cet essai a pour objectif de montrer l’utilité des banques et des banquiers dans la vie économique, rôle fortement décrié depuis un an. Un résumé est disponible sur le site de l’éditeur, JC Lattès.

Interviewé par Nicolas Demorand sur France Inter vendredi dernier, le banquier a indiqué que pour lui, la crise financière était maintenant terminée mais que les banques subiront la crise économique jusqu’à mi-2010. Parmi les acteurs économiques, les PME sont les plus à risque comme Anne vous en avait déjà parlé. Les banques en ont prise conscience et se mettent à communiquer sur le soutien qu’elles apportent aux entreprises, comme la BNP Paribas qui a annoncé qu’elle prêtera 5 milliards d’euros aux entreprises d’ici fin 2010. Le Médiateur du Crédit semble cependant rester nécessaire pour plusieurs mois : l’institution reçoit en moyenne 300 dossiers d’entreprises toutes les semaines.

Marie

mardi 13 octobre 2009

Progrès de la BNP en matière de prise en compte des opinions


Depuis quelques années, la BNP Paribas s'est dotée d'outils de veille sur Internet afin de prendre en compte les informations disponibles sur le net. Il s'agit en fait d'un ensemble d'outils assez usuels chez les veilleurs.

Au delà de la collecte d'informations qui doivent permettre à la banque d'être plus réactive et donc plsu à l'écoute du marché et de ses clients, ces outils formant une plate-forme appelée "Léonard" permettent d'améliorer le partage de l'information au sein de la banque.

L'objectif de la BNP rappelé par Michel Bernardini (Responsable IT et communication à la DEE de BNP Paribas) est simple :
"Notre plate-forme a permis à l'utilisateur de simplifier son processus de veille Internet, de l'automatiser en étant en mesure de placer des centaines de sites sous surveillance. Un tour de force rendu possible par un fonctionnement en symbiose de nos 4 outils de veille PolySpot, KB Crawl, Temis et Médiacompil, tous réunis dans un front office lisible et très convivial".

Loin de devoir s'effrayer d'un tel processus, il convient de saluer l'initiative de la BNP qui une fois encore marque ainsi son intéret pour les nouvelles technologies tout en insistant sur la nécessité de prendre en compte également les attentes des clients de la banque et de ne pas rester cantonner dans une veille passive mais savoir s'inscrire dans une démarche de communication active envers le grand public sur le coeur des métiers bancaires.

Mayeul

mercredi 23 septembre 2009

L’agence centrale de la Société Générale

J’ai profité des Journées Européennes du Patrimoine pour visiter l’agence centrale de la Société Générale à Paris située boulevard Haussman (entre l’Opéra et les Galeries Lafayette) avec une partie des membres du blog Ma Crise Bien Aimée.

Voici le descriptif du site des Journées du Patrimoine :
« Construite par l'architecte Jacques Hermant au début du XXème siècle, l'agence centrale de la Société générale est un édifice remarquable pour la période Art nouveau à Paris. Fondée en 1864, la Société générale acquiert en 1905 un ensemble de 7 immeubles mitoyens dans le quartier de l'Opéra pour y installer son siège et son agence centrale. Tandis que les façades des anciens bâtiments du 2nd empire sont conservées, l'intérieur est entièrement réaménagé dans le style Art Nouveau. La décoration en polychromie, l'architecture en charpente métallique et verrière et les éléments d'arts décoratifs abondants font de cette agence un édifice significatif de l'Art Nouveau parisien. »

Contrairement aux moments de la République comme l’Elysée ou Matignon, nous n’avons pas eu à faire la queue et à patienter avant de pouvoir visiter le rez-de-chaussée et l’entrée de la salle des coffres guidés par des salariés de la Société Générale. Le contraste entre l’intérieur et la façade est saisissante comme le montre la photo ci-dessous.


Cette agence est ouverte du lundi au vendredi. Si vous êtes dans le quartier, jetez-y un coup d’œil. Le lieu ne manquera pas de vous surprendre.

Marie

vendredi 18 septembre 2009

Médiation du crédit : Gérard Rameix grand favori


Sauf coup de théatre de dernière minute, c'est Gérard Rameix dont le nom circulait depuis déjà quelques temps qui devrait succèder à René Ricol comme médiateur du crédit, fin septembre.

En effet, René Ricol avait souhaité que son mandat prenne fin pour lui permettre de se consacrer à la gestion de son cabinet d'expertise financière. Il quittera donc ses fonctions sur ce qu'il convient d'appeler un franc succès ("La médiation a débloqué 1,5 milliard d'euros de crédit et fait écraser pour un milliard d'euros de dette") dans un dossier difficile tout en définissant la tache de son successeur :
"Les banques et les assureurs-crédit jouent le jeu, désormais, il faudrait que les grands donneurs d'ordre, les grands groupes qui ont une puissance d'achat considérable, jouent pleinement leur rôle. Certains y sont disposés, d'autres moins. Nous avons ouvert avec eux des discussions. Mon successeur à la tête de la Médiation va les poursuivre. C'est un chantier formidable."

Gérard Rameix est un énarque (promotion Mendès France) de 57 ans qui a débuté à la Cour des comptes avant de rejoindre comme conseiller technique en 1986 le cabinet de Jacques Chirac. Après un passage chez Hottinguer Finances puis dans la société Finindex; il devient en 1993 directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés avant de rejoindre en 1997 le cabinet d'Alain Juppé comme directeur de cabinet adjoint. Il a ensuite passé près de onze ans dans la surveillance des marchés fianaciers d'abord à la Commission des Opérations de Bourse (COB) puis à l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) au poste délicat de secrétaire général. Il s'est notamment fait connaitre en s'occupant de dossiers sensibles comme les délits d'initiés chez EADS, l'affaire Kerviel ou encore le scandale Madoff.

Mayeul

mardi 15 septembre 2009

Au Royaume Uni, de nouveaux acteurs viennent concurrencer les banques



Je poursuis sur le thème de la concurrence. La crise a accéléré l’évolution de la concurrence dans le secteur des services financiers aux particuliers.

Au Royaume Uni, le distributeur Tesco a déjà pris des initiatives en concluant un partenariat avec Royal Bank of Scotland. Il se rapproche maintenant de Fortis pour proposer des assurances habitation et automobiles dont le tarif devrait être inférieur à ceux de la concurrence. Le groupe pourrait annoncer l’ouverture de comptes courants pour ses clients d’ici à 18 mois.

De son côté, le groupe Co-operative développe la partie services financiers avec des arguments fondés sur la prudence de sa gestion et l’éthique : « The Co-operative Bank is the only UK bank with an Ethical Policy that’s voted on by its customers.”

Après les acteurs privés encouragés par les pouvoirs publics pour favoriser l’offre de services aux particuliers, le chancelier de l’Echiquier devrait annoncer des mesures pour encourager des prêts aux petites entreprises faits par des acteurs non bancaires : assureurs et fonds de pension.

Cette nouvelle initiative vient de la crainte de l’assèchement du crédit. Celle-ci est partagée en France où le gouvernement vient de demander aux banques de lui transmettre leur plan d’actions d’ici à la fin de l’année.

Le paysage des services financiers pourrait donc significativement évoluer dans les prochains mois.


Anne

lundi 14 septembre 2009

La vidéo du lundi : comment parler de la concurrence avec humour 



Je vous avais parlé il y a quelques mois des nouvelles formes de concurrents pour les banques. D’autres acteurs émergent sur le marché, à savoir les banques en ligne comme Fortuneo, ING Direct ou Boursorama Banque. Leur positionnement ? Le moindre coût et la flexibilité par rapport aux établissements bancaires ayant pignon sur rue. Ce dernier concept est illustré par les deux vidéos faisant la promotion de Monabanq que je vous propose aujourd’hui :




Un parallèle intéressant peut être fait avec le secteur aérien où Air France est présent sur le segment low-cost via sa filiale Transavia. Plutôt que de rejeter en bloc ce nouveau business model, les banques traditionnelles se sont lancées sur ce créneau (Fortunéo est la filiale du Crédit Mutuel, Monabanq est la filiale du groupe 3SI (3 Suisses) et de BNP Paribas Personal Finance). Un paradoxe d’autant plus intéressant que Monabanq dans ces vidéos tourne en dérision le modèle traditionnel des banques et donc de BNP Paribas…

Marie

mardi 8 septembre 2009

Une initiative de la BEI pour les PME françaises



En cette période, les discours portent sur l’assèchement du crédit pour les PME. Les représentants politiques, le Président de la BCE, le rapport du médiateur du crédit, tous mentionnent la nécessité d’apporter des crédits aux PME.

Alors, dans ce contexte, il faut souligner l’initiative prise par la Banque Européenne d’Investissement pour venir à la rencontre des PME françaises.

La BEI présentera les modalités de financement et les initiatives prises lors d’une conférence, qui aura lieu le 24 septembre prochain.

Tous les renseignements se trouvent en ligne sur le site de la BEI.

Même si les représentants des entreprises ne peuvent participer à cette réunion, il est utile de suivre les informations publiées sur ce site.

Anne

lundi 7 septembre 2009

La vidéo du lundi : Libération lance sa nouvelle formule




Vous trouverez à partir d’aujourd’hui la nouvelle formule de Libération dans les kiosques et sur Internet avec l’objectif de gagner entre 5 et 10% de lecteurs supplémentaires.

L’agence Fred et Farid a réalisé la campagne de communication accompagnant ce changement. Sous la baseline « l’information est un combat », des vidéos opposent deux personnalités sur une thématique d’actualité comme la loi Hadopi, les élections présidentielles de 2012 et bien sûr les banques.

Pour cette dernière, ce sont Jean-François Kahn, fondateur du journal Marianne, et Jean-Paul Fitoussi, économiste et président de l'Observatoire Français des Conjonctures Economiques (OFCE) qui se sont prêtés à l’exercice.

Je trouve que cette campagne de communication témoigne une fois de plus de l’importance que prennent Internet et les médias sociaux dans notre vie : pour faire parler d’une marque, il ne faut plus simplement être présent sur les médias traditionnels mais aussi dans le monde virtuel. Qu’en pensez-vous ?

Marie

lundi 31 août 2009

La vidéo du lundi : BPCE : le film de présentation

En attendant une présentation plus complète de ce nouvel acteur bancaire française (née de du rapprochement de la Banque Fédérale des Banques Populaires (BFBP) et de la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne (CNCE)) dont la naissance a été un peu oubliée sur ce blog en ces mois d'été, voici le film institutionnel de présentation.


jeudi 27 août 2009

Bon anniversaire BNP Paribas

La BNP Paribas a soufflé hier ses dix ans d'existence. En effet, le groupe BNP Paribas a été créé le 26 aout 1999 par la fusion de deux grands groupes bancaires. Le groupe est ainsi progressivement passé de 76 000 salariés lors de la fusion à 205 000en 2009 avec deux étapes importantes : acquisition en 2006 de BNL bc et en mai 2009 de 75% de Fortis Banque en Belgique et de 66% de BGL au Luxembourg.



Malgré la crise et les polémiques sur les bonus des traders, la BNP Paribas est devenu la première banque de dépôt de la zone euro en basant ses activités sur une forte banque de détail accompagnée d'une banque d'investissement significative.

Souhaitons donc longue vie à cette banque et beaucoup de réussite sur ses objectifs tels que rappelés par Michel Pébereau et Baudouin Prot (Président et Directeur Général du groupe.BNP Paribas) : « Plus que jamais, notre enjeu est de conforter la place éminente de BNP Paribas, la banque d'un monde qui change, dans une industrie bancaire européenne et mondiale en plein mutation. »

Mayeul

mercredi 26 août 2009

Rencontre à l'Elysée et communication bancaire


A l'issue de la réunion qui s'est tenue hier à l'Élysée entre le Président de la République Nicolas Sarkozy et les représentants du secteur bancaire et financier français, il est intéressant de faire le bilan de la communication des banques sur cet évènement qui a fait les gros titres de la presse.
Ainsi une nouvelle fois, on notera un complet décalage entre les attentes de Français (notamment en matière de transparence) et les agissements des banquiers.

Le bilan pour les six banques majeures est facile à établir : elles ont toute un site internet institutionnel et parfois un blog qui leur permettent de communiquer facilement (ce qu'elles font sans problème lors qu'il s'agit de publier des résultats financiers par exemple) :
  • Crédit Mutuel : aucune mention sur le site
  • BPCE : aucune mention sur le site mais annonce de la mise en place d'un opérateur de paiement unique et publication des résultats du premier semestre 2009 (le communiqué très factuel ne comprend ni le terme trader ni le terme bonus)
  • BNP Paribas : aucune mention sur le site mais communiqué sur les 10 ans de la banque. Rien non plus sur le blog à ce sujet...
  • Société Générale : aucune mention sur le site
  • Banque Postale : aucune mention sur le site
  • Crédit Agricole : aucune mention sur le site mais on espère en savoir plus demain lors de la présentation des résultats du premier semestre 2009

Heureusement que la Fédération Bancaire Française et son président Baudoin Prot ont publié un communiqué et une déclaration sinon toute la place aurait été laissée à l'Elysée qui apparait ainsi comme le donneur d'ordre.

Ainsi si certains points sont acquis sous la pression institutionnelle (Le Président Sarkozy annonce avoir pris trois décisions concernant le bonus des traders à savoir l'exemplarité de la Place de Paris, le renforcement du controle de l'aide de l'Etat et une initiative internationale pour accroître le contrôle sur les bonus), les banques n'ont toujours pas réalisé la nécessité de communiquer en interne pour permettre aux salariés d'être des relais et en externe pour améliorer leur image.

Mayeul

mardi 18 août 2009

Affaire UBS : place à la guerre de l'information


Ce qui avait commencé comme une affaire juridico-politico-financière prend une tournure plus insidieuse, au fur et à mesure que les États-Unis et la Suisse s'efforcent de faire valoir leurs prérogatives les uns par rapport à l'autre.
Je parle bien sûr du feuilleton UBS.
La banque suisse, première banque privée et deuxième établissement financier au monde, semble avoir trouvé un compromis avec les autorités fiscales américaines. Bien que les termes de l'accord ne soient pas encore révélés dans leur totalité - il n'est qu'une question de temps pour savoir quand ils le seront -, UBS a accepté de livrer 5 000 noms. On ignore sur quels critères, mais le New York Times/International Herald Tribune rapportait les propos d'un avocat des défenseurs selon lesquels il s'agirait de ceux dont les comptes dépasseraient 1 million de dollars US.

Les récents évènements semblent accréditer cette thèse : un des fraudeurs, originaire de Californie, ayant accepté de plaider coupable, a été jugé vendredi 14 août pour évasion fiscale par la Cour de District centrale de Californie. Bloomberg, société d'information financière, rapporte que le procès a donné lieu à des révélations pour le moins tonitruantes sur la politique de la banque suisse aux Etats-Unis.
Je me suis rendu sur le site de la Cour, pour y trouver un communiqué de presse sur le jugement. Mais pas le jugement (il semble d'ailleurs qu'aucune décision ne soit publiée sur ce site. Je la recherche et j'essaie de vous donner le lien).
Le Monde se fait le rapporteur en français des tenants et aboutissants de la séance (ne vous fiez pas au link de l'article, par contre - il renvoie sur la mauvaise Cour).

En gros, le procès est un procès à charge contre UBS, décrivant tout un système savamment rôdé pour encourager les clients américains affluents à ouvrir des comptes dans les filiales étrangères d'UBS (dont celle de Hong-Kong, paradis fiscal retiré de la liste de l'OCDE au printemps dernier sous la pression de la Chine...). Ce faisant l'argent ne pouvait pas être suivi par le fisc aux États-Unis et ne pouvait donc pas être imposé.
La banque mettait à disposition de ses clients des avocats d'affaires suisses pour les conseiller sur les aspects juridiques de ces transferts.

Bon, ok, me direz-vous, et alors ?
Alors ? Mettons-nous du côté des défendeurs, UBS.
  1. La banque est poursuivie depuis février pour avoir été complice de fraude fiscale aux États-Unis.
  2. La banque est soumise à une pression juridique à l'origine, puis diplomatique et géopolitique depuis que Berne s'en est mêlé pour sauvegarder un concept considéré comme un principe de souveraineté helvétique : le secret bancaire.
  3. Dès lors, sur fond de crise économique mondiale et de tentative de régulation du système financier, UBS est partagée entre la volonté de ne pas empirer son cas en jouant à fond la carte de la conciliation et l'injonction de Berne qui ne veut pas voir un instrument de sa puissance mondiale partir en fumée.
  4. S'ensuit une intense période de négociation pendant quatre mois, entre l'Internal Revenue Service (le fisc américain), le Secrétariat d'État, le Department of Justice, UBS, le Ministère des Affaires Étrangères suisse, le Conseil Fédéral (le gouvernement suisse)... pour parvenir à un accord sur le sort des 52 000 noms réclamés par l'IRS à la banque.
  5. Parallèlement, une procédure judiciaire est ouverte entre les États-Unis et UBS à Miami, Floride.
  6. Le juge de ladite Cour - Alan Gold - reporte par deux fois le procès (fin juillet et début août) pour laisser le temps aux parties de trouver un accord.
  7. L'accord semble avoir été trouvé. La banque peut souffler.
  8. Un jugement en marge de l'affaire générale - mais où la banque était représentée, il est vrai - est rendu deux jours après l'annonce de l'accord. Il lui est donné fort renfort de publicité, et un client qui a accepté de plaider coupable en échange de la clémence du juge, dévoile les procédures discutables de la banque.

Résultat : les États-Unis marquent le point de la première manche.

Ce que je note, c'est que; par-delà l'aspect purement juridique et légal de l'affaire, les États-Unis n'ont pas négligé la publicité et la communication. Probablement pour faire montre de leur bonne foi - et concentrer les critiques sur une autre grande banque - pas américaine, cette fois. Cela porte atteinte à sa réputation, affaiblissant de facto sa position concurrentielle vis-à-vis de, disons, le secteur financier américain ? Et au passage porte un coup sévère à la réputation du "secret bancaire suisse". Cela n'est que supposition. Rappelons quand même que les établissements financiers américains ne sont pas dans la meilleure des situations et que la BNP a racheté Fortis Bank, la positionnant au rang de première banque européenne par le nombre de ses clients. Se pourrait-il qu'il y ait volonté de créer une compétition tendue dans le secteur bancaire en Europe ? Diviser les Européens - même si la Suisse ne fait pas partie de l'UE - pour conserver une place de leader mondial de la finance ?...

Les États-Unis ont produit un intense effort sur de nombreux fronts - politique, juridique, médiatique... - comme s'ils s'efforçaient de détourner l'attention de leur situation intérieure pour créer un autre foyer d'indignation étranger. Vous me direz : tout est indépendant, que la procédure judiciaire de Miami est différente de celle de Californie, que le juridique n'est pas le politique et pas le diplomatique. C'est vrai. Même quand la souveraineté et les intérêts perçus comme constitutifs de la puissance de la nation sont en jeu ?

Matthieu