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vendredi 20 juillet 2012

Quand la question du coût du travail en France se transforme en cache-misère …



Grand chantier de Nicolas Sarkozy durant sa présidence, le coût du travail est pour beaucoup de nos patrons et de nos politiques, la principale cause du chômage en France et donc une variable d'ajustement simple et efficace.

Mais les études se suivent et ne ressemblent pas, entre coût général du travail plus élevé en France qu’en Allemagne mais coût horaire dans la filière automobile plus bas en France qu’en Allemagne, il y a de quoi y perdre son latin. Et encore, on ne parle pas de productivité, de fiscalité etc... autant le dire tout de suite les comparaisons internationales sont difficiles.


Et si la question du coût du travail n’était qu’un feu de paille ? car il faut bien le comprendre le coût du travail n’est qu’une des composantes de la production.


La meilleure compétitivité est celle produite par l’excellence des produits proposés. Nos chers industriels devraient plutôt se poser la question suivante : « pourquoi nos produits ne se vendent-ils pas ? »
  • Stratégie des entreprises
  • Attractivité des produits

Il ne faut pas négliger cette productivité hors-prix qui garantira à la France une position sur les marchés internationaux à bien plus long terme qu’un simple avantage compétitif basé sur le coût du travail.

Jean-Paul



jeudi 12 juillet 2012

Aulnay c’est fini !







L’annonce fait la une de tous les journaux, PSA Peugeot Citroën supprimera 8 000 postes d’ici 2014. 3 300 emplois sur le site d’Aulnay-sous-Bois en accompagnement de la fermeture de l’usine et 1 400 emplois sur le site de Rennes. A cela s’ajoute environ 3 600 emplois dans les « effectifs hors-production ».

Arnaud MONTEBOURG parle d’un « choc pour la nation » mais qui doit être choqué ?

  • PSA ? qui savait depuis 2008 que son business modèle national était non-pérenne sur le long terme et que seule une réorganisation en profondeur de l’ensemble de l’outil productif ainsi que de la stratégie de la marque pouvait constituer une alternative crédible ?
  • Les syndicats ? qui refusent tout compromis et limitent les capacités de l’entreprise à s’adapter à la nouvelle donne mondiale ?
Ma plus grande peur : 8 000 suppressions de postes qui ne permettront qu’une réduction des coûts à court-terme mais ne changera rien au vrai problème de l’entreprise :
  • Une dépendance au marché national bien trop élevée
  • Des modèles qui ne rencontrent plus les francs succès passés 
  • Une collaboration limitée avec des partenaires internationaux qui permet une diversification des gammes et des marchés, à l’image de Renault et de son partenariat avec Nissan.
Cette annonce de PSA contraste avec les annonces de Volkswagen cette même semaine : finalisation du rachat de Porsche, optimisme des investisseurs sur la bonne santé de la marque, des ventes encore en hausse au premier semestre.

Décidément, l’Allemagne va continuer de faire figure de bon élève …


Jean-Paul

jeudi 5 juillet 2012

De retour !

Cela devait arriver ... après plus de deux ans d'absence, le blog sera de nouveau alimenté, certainement moins régulièrement que par le passé mais alimenté tout de même en article de fonds, billets d’humeur ou alors questions ouvertes.

Voici déjà trois ans que nous parlons de cette crise. Un mot qui est devenu si familier : crise financière, crise de la dette, crise grecque, crise espagnole, crise portugaise, crise sociale, crise de l’€uro ... 


Rien n'a véritablement changé depuis l'ouverture de ce blog, les banques sont peut être en moins piteuse état mais les Gouvernements eux semblent plus fragilisés que jamais. Déjà surendettés les Etats ont sauvé les banques par l'endettement et se voient aujourd’hui sanctionnés pour ce niveau de dette excessif ...  Quelle ironie du sort !

Le nouveau gouvernement proclamait que tout était possible, que le changement était pour maintenant pourtant les évènements de ces derniers jours laissent présager que nous aurons du mal à échapper à la rigueur, cette fameuse rigueur tant redoutée.

J'essayerai dans mes posts de relever certains projets portés à bout de bras par des Français entrepreneurs et plein de courage. Signe que dans cette morosité ambiante alimentée par les médias, certains Français ne baissent pas les bras. J'ai d'ailleurs en préparation un post sur un projet lorrain d'avion qui semble défrayer la chronique en ce moment.

Voilà pour ce premier post de 2012. En espérant relire les commentaires de nos fidèles lecteurs.


Jean-Paul

lundi 14 décembre 2009

La vidéo du lundi : It's time for green banking

Le Crédit Agricole a lancé une campagne de publicité mondiale afin de se faire mieux connaitre / reconnaitre à l'étranger. Cette campagne vise spécifiquement les leaders d'opinion du monde économique et financier ce qui explique les thèmes retenus par les trois spots publicitaires et surtout, sujet d'actualité avec le Sommet de Copenhague, la place dominante de la croissance verte.



Pour porter son slogan « Back to common sense. It’s time for green banking », le Crédit Agricole a choisi un porte-parole international de choix : Sean Connery qui s'exprime naturellement en anglais et non français ce qui peut surprendre le Français trop habitué à considérer le Crédit Agricole comme seulement une banque de proximité voire du monde rural il y a encore quelques années (oubliant ainsi que le Crédit Agricole est présent dans 70 pays).

Cette campagne semble appréciée par le directeur Général du Crédit Agricole Mutuel Pyrénées Gascogne qui en profite pour s'interroger sur l'absence du thème de la banque verte en France ; peut être un début de réveil de nos banquiers ???

mardi 1 décembre 2009

Ma crise bien aimée : 1 an déjà

Cela fait déjà un an que nous avons lancé ce blog après bien des hésitations et des réflexions sur l'apport qu'il pouvait avoir pour ses lecteurs dans la compréhension de la crise économique et financière mais aussi comme force de proposition pour les acteurs économiques.


En effet, nos deux premiers premiers posts datent du 1er décembre 2008 :
- USA : La crise immobilière dope le tourisme ?
- La banque mondiale de l'année est française

Au bout d'un an, malgré un léger essoufflement des derniers mois, le bilan est intéressant et encourageant pour les années à venir :

- 6 contributeurs réguliers
- 270 posts
- et plus de 30 000 visiteurs uniques.

Un grand merci à tous nos fidèles lecteurs. Ce n'est que grâce à eux que le blog existe et que nous trouvons la force de continuer à écrire ou à proposer des sujets divers, des vidéos, des idées nouvelles... même si parfois nous regrettons l'absence de commentaires et donc de débat.

L'équipe de Ma Crise Bien Aimée

jeudi 26 novembre 2009

Les hommes influents dans le monde : la place des banques


La publication par le magazine Forbes du classement des hommes les plus influents de la planète apporte un éclairage intéressant sur la puissance du monde bancaire et financier y compris en ces temps de crise financière.
En effet, parmi les 50 premiers, on peut relever 6 présidents d'institutions financières, 3 PDG de banque (Barclays, Goldman Sachs et JP Morgan) et 8 hommes d'affaires. Ces décideurs économiques cotoient ainsi les grands dirigeants politiques internationaux, quelques patrons de grandes sociétés comme Microsoft mais aussi le Pape Benoit XVI, le Dalaï Lama ou Ben Laden.

1- Barack Obama
2- Hu Jintao : Président de la République Populaire de Chine
3- Vladimir Poutine
4- Ben S. Bernanke : Président de la Réserve fédérale des États-Unis
5- Sergey Brin and Larry Page : Fondateurs de Google
6- Carlos Slim Helu : Homme d'affaires mexicain
7- Rupert Murdoch : PDG de News Corp
8- Michael T. Duke : PDG de Wal-Mart
9- Abdullah bin Abdul Aziz al Saud : Roi d'Arabie Saoudite
10- Bill Gates : Fondateur de Microsoft
11- Benoit XVI
12- Silvio Berlusconi
13- Jeffrey R. Immelt : PDG de General Electric
14- Warren Buffett : Homme d'affaires américain
15- Angela Merkel
16- Laurence D. Fink : PDG du groupe Barclays
17- Hillary Clinton
18- Lloyd C. Blankfein : PDG de Goldman Sachs
19- Li Changchun : Secrétaire du Département de la Propagande du Parti communiste chinois
20- Michael Bloomberg : Maire de New York
21- Timothy Geithner : Secrétaire au Trésor des États-Unis
22- Rex W. Tillerson : PDG d'Exxon
23- Li Ka-shing : Homme d'affaires de Hong-Kong
24- Kim Jong Il
25- Jean-Claude Trichet : Gouverneur de la BCE
26- Masaaki Shirakawa : Gouverneur de la Banque du Japon
27- Ahmed bin Zayed al Nahyan : Homme d'affaires émirati
28- Akio Toyoda : PDG de Toyota
29- Gordon Brown
30- James S. Dimon : PDG de JP Morgan Chase
31- Bill Clinton
32- William H. Gross : Homme d'affaires américain
33- Luiz Inacio Lula da Silva
34- Lou Jiwei : Homme d'affaires chinois
35- Yukio Hatoyama : Premier ministre japonais
36- Manmohan Singh : Premier ministre indien
37- Osama bin Laden
38- Syed Yousaf Raza Gilani : Premier ministre pakistanais
39- Dalai Lama
40- Ali Hoseini-Khamenei : Grand Ayatollah d'Iran
41- Joaquin Guzman : Trafiquant de drogue
42- Igor Setchine : Vice-Premier ministre de Russie et homme d'affaires russe
43- Dmitry Medvedev
44- Mukesh Ambani : Homme d'affaires indien
45- Oprah Winfrey : Présentatrice de télévision américaine
45- Benjamin Netanyahu
47- Dominique Strauss-Kahn : Président du FMI
48- Zhou Xiaochuan : Gouverneur de la Banque Populaire de Chine
49- John Roberts Jr. : Président de la Cour suprême des États-Unis
50- Dawood Ibrahim Kaskar : Parrain de la Pègre indienne

Le président Nicolas Sarkozy est classé 56ème et Bernard Arnault, PDG de LVMH, 52ème.

Mayeul

mardi 24 novembre 2009

Citizen Act : la Société Générale et le jeu


Reprenant une idée souvent évoquée sur ce blog (ici et ici notamment), la Société Générale propose par l’intermédiaire du jeu Citizen Act à des étudiants d'écoles de commerce, d'ingénieurs et d'universités d’inventer la banque de demain.
Ainsi les étudiants, en alliant créativité et pragmatisme, doivent proposer un projet pour la banque de demain. Ce projet doit s’inscrire dans une démarche RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale).

Cette quatrième édition s’adresse à des étudiants de tous les continents. La 3ème édition avait ainsi regroupé plus de 600 participants.

Il sera bien entendu intéressant de suivre les propositions des différent joueurs qui serviront à orienter les travaux de la Société Générale qui voit dans ce jeu un formidable creuset d’idées nouvelles mais aussi une opportunité de détecter des talents et de proposer aux étudiants une approche conviviale du monde bancaire.

Mayeul

dimanche 22 novembre 2009

Bonus : une initiative intéressante chez Goldman Sachs


Des actionnaires importants de Goldman Sachs ont demandé à la banque de réduire le montant des bonus distribués afin de mieux récompenser les actionnaires et donc de favoriser l’investissement.

Une telle initiative mérite d’être soulignée car c’est la première fois que se font ainsi entendre des actionnaires importants sur ce sujet délicat des rémunérations et bonus. De plus l’argument soulevé – soutien de l’investissement – est très intéressant en cette période de crise économique où les politiques cherchent à relancer la croissance. Ainsi récompenser les actionnaires, c’est reconnaitre leur place dans l’entreprise (la banque), les risques qu’ils prennent en soutenant par la possession d’action cette société et donc leur rôle pivot qu’ils jouent dans l’économie.

Mayeul

mardi 17 novembre 2009

Travail des seniors : mythe ou réalité ?


Le discours officiel annonce des mesures pour améliorer le taux d’emploi des seniors en France.

Le dispositif prévoit que « D’ici au 1er janvier 2010 toutes les entreprises (ou groupes d’entreprises) employant au moins 50 salariés, doivent avoir conclu un accord ou établi un plan d’action sur l’emploi des salariés âgés. Dans le cas contraire ces entreprises seront soumises à une pénalité financière équivalente à 1 % de leur masse salariale. »

A l’Assemblée Nationale, lors de la séance du 10 novembre dernier, M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi, indiquait que « le taux d’emploi des 55-65 ans est d’un peu plus de 30 % en France, alors qu’il est du double en Suède » et donc très loin du taux de de 50% en 2010 fixé au niveau communautaire.

Il ajoutait que « Près de soixante branches, représentant plus de la moitié des salariés, ont commencé à négocier sur ce sujet. Pour la première fois depuis trente ans, et malgré la crise, le taux d’emploi des seniors non seulement n’a pas fléchi mais s’est amélioré d’un point.Ces résultats sont toutefois fragiles. Il nous faut continuer d’avancer, car ce sont nos mentalités que nous devons changer. Nous nous sommes habitués à payer pour chasser les seniors de l’emploi. Nous devons désormais nous battre pour les garder. »

Pour autant, la situation économique actuelle amène, ces derniers mois ,beaucoup d’entreprises à faire partir un maximum de personnes à partir de 58 ans et parfois moins : ce n’est pas dit officiellement mais les salariés le savent.

Anne

lundi 16 novembre 2009

La vidéo du lundi : la crise et ses dérives

Quand certains irresponsables sous couvert de faire du marketing envisagent de créer l'évènement par des lancer d'argent en plein Paris, ils sont forcément rattrapés de plein fouet par la crise et ses conséquences sociales.



Ces évènements arrivent à point pour rappeler que la crise ne doit pas être le prétexte à l'exploitation de la détresse de certaines personnes pour la transformer en opération publicitaire à des fins mercantiles. En effet, au lieu d'annoncer vouloir distribuer de l'argent au hasard (rappelons toutefois que l'utilisation de billets de banque comme support publicitaire est illégal), il conviendrait plutôt de consacrer ces mêmes sommes à des mesures concrètes pour lutter contre la crise en interne comme en externe.
De telles pratiques ne sont pas sans évoquer ce que l'on retrouve dans certains pays où les manifestants sont payés pour défiler au nom d'une cause ou d'une autre. Avec l'action de Mailorama organisée par la société Rentabiliweb est aussi une forme d'exploitation de la misère et de l'incrédulité de certains.

mercredi 21 octobre 2009

Un coup d’Etat financier !


La phrase est choc, les termes sont forts ! Non, il ne s’agit pas d’une élucubration d’un membre fragile de Ma Crise Bien Aimée mais d’une phrase tirée du film de Michael Moore « Capitalism : a love story ».

Hier soir, invité par la Paramount, j’ai pu découvrir en avant-première (comme je vous en parlais dans mon post de la semaine dernière) le nouveau film de Michael Moore dont Marie annonçait la sortie il y a quelques mois.




Disons le tout de suite, le film est intéressant pour deux raisons :
  1. La livraison de divers évènements américains qui peuvent être passés à la trappe sur le vieux continent.
  2. Une critique du capitalisme actuel et surtout de la finance mondiale
Michael Moore nous livre un film-constat saisissant mais ne nous arrêtons pas à cette simple constatation.

A la sortie de la projection, j’étais pris d’un certain malaise. Le documentaire pose de nombreuses, trop nombreuses questions sans jamais apporter la moindre solution.
Comme à son habitude Michael Moore dénonce des vérités, des faits particuliers qu’il tourne habilement en vérité générale. Le public non-initié à l’actualité financière se verra trompé et les connaisseurs traiteront le film d’amateurisme.

Avec « Capitalisme : a love story » Michael Moore revient à son premier amour, la dénonciation du système économique américain, thème de son premier film « Roger et Moi » (1989). Plus qu’une dénonciation, le réalisateur de « Bowling for Columbine » (2002) met le capitalisme en pièce mais mêle également théorie du complot, réseaux politique et économique, crise financière, plan de sauvetage … il en ressort une impression de brouillon. De trop nombreux sujets sont abordés avec une rigueur informative qui peut laisser pantoise. Le soutien indéfectible au Président Obama en est un exemple, Michael Moore l’introduit dans son film comme un réformateur providentiel pourtant l’actualité semble dresser un tableau plus contrasté du nouveau président américain.

Malgré tout le film est très plaisant, Michael Moore a su cadencer par la musique et les effets d’image un film qui traite d’un sujet complexe et très sérieux.
Je vous encourage donc à regarder ce film d’un œil critique et n’hésitez pas à laisser un commentaire sur le blog de MCBA.

Jean-Paul

mercredi 14 octobre 2009

CAPITALISM : a love story



Parce que l’équipe de Ma Crise Bien Aimée aime la CRISE, non pas pour la crise elle-même, mais pour les différentes prises de conscience qu’elle suscite, nous ne pouvions passer à côté du nouveau film de Michael MOORE.

Comme à son habitude, le réalisateur américain nous promet un film décapant, dérangeant autours de la crise financière du siècle.
CAPITALISM : a love story devrait plaire aux Français, déjà, "écœurés" par les super-bonus des traders, des patrons-banquiers et autres faits divers financiers.
Même si les films de Michael MOORE ont fait l’objet de nombreux débats, notamment autours du montage ou du choix des personnes interrogées, ils ont le mérite de faire réfléchir, de susciter les questions.
D’après la bande-annonce, le film pose la question suivante : Nous avons sauvé quoi, pourquoi et pour qui ?



L’équipe de Ma Crise Bien aimée, ou plutôt un seul de ses rédacteurs a été invité à l’Avant-première, nous ne manquerons pas de faire une critique objective du film dans un prochain post.

Jean-Paul

mardi 13 octobre 2009

Progrès de la BNP en matière de prise en compte des opinions


Depuis quelques années, la BNP Paribas s'est dotée d'outils de veille sur Internet afin de prendre en compte les informations disponibles sur le net. Il s'agit en fait d'un ensemble d'outils assez usuels chez les veilleurs.

Au delà de la collecte d'informations qui doivent permettre à la banque d'être plus réactive et donc plsu à l'écoute du marché et de ses clients, ces outils formant une plate-forme appelée "Léonard" permettent d'améliorer le partage de l'information au sein de la banque.

L'objectif de la BNP rappelé par Michel Bernardini (Responsable IT et communication à la DEE de BNP Paribas) est simple :
"Notre plate-forme a permis à l'utilisateur de simplifier son processus de veille Internet, de l'automatiser en étant en mesure de placer des centaines de sites sous surveillance. Un tour de force rendu possible par un fonctionnement en symbiose de nos 4 outils de veille PolySpot, KB Crawl, Temis et Médiacompil, tous réunis dans un front office lisible et très convivial".

Loin de devoir s'effrayer d'un tel processus, il convient de saluer l'initiative de la BNP qui une fois encore marque ainsi son intéret pour les nouvelles technologies tout en insistant sur la nécessité de prendre en compte également les attentes des clients de la banque et de ne pas rester cantonner dans une veille passive mais savoir s'inscrire dans une démarche de communication active envers le grand public sur le coeur des métiers bancaires.

Mayeul

mardi 6 octobre 2009

Demain une entreprise attractive et valorisante pour les acteurs de l’entreprise ?

L’Institut de l’Entreprise propose aux jeunes étudiants une réflexion sur les formes d’entreprise à l’horizon 2020 sous la forme d’un concours. Il s’agit d’une initiative intéressante pour faire émerger des pistes nouvelles ou accélérer des évolutions plus rapides que certains ne les perçoivent au sein de l’entreprise.

Ces jeunes ont beaucoup de choses à dire surtout actuellement où ils voient simultanément les générations précédentes confrontées à des situations difficiles et où eux-mêmes ne peuvent s’insérer sur le marché de l’emploi, malgré de bons niveaux de formation.

Quelles perspectives peut on leur donner et quelles motivations pour l’avenir ? Une réflexion à long terme qu’il est urgent de faire avancer pour développer un tissu d’entreprises fortes. L’univers actuel est très mouvant et la conduite du changement n’est bien souvent pas ou imparfaitement anticipée.

L’émotion suscitée par France Telecom est un révélateur et les partenaires sociaux savent qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé.

Il faut agir pour que le monde de l’entreprise ne ressemble pas à cela


Justifier
Anne

mardi 22 septembre 2009

France Telecom, crise du climat social et charte d’éthique


Au-delà des événements survenus chez France Telecom, combien de cas difficiles qui restent anonymes ?

Un tel climat est à l’origine d’un gâchis humain, pour les salariés directement concernés mais aussi pour tous les autres qui craignent de subir eux aussi une situation difficile. C’est aussi un gâchis pour la société dans son ensemble avec les conséquences sur l’entourage des salariés et les coûts des soins ou des arrêts de travail.

L’entreprise subit des effets négatifs et donc des coûts supplémentaires. L’image du groupe France Telecom est affectée par les conséquences induites sur son image et donc la relation partenaires, notamment clients.

Parmi les déclarations publiques, celle d’un médecin du travail du groupe lors du journal de 20h sur France 2, le 19 septembre dernier, est un témoignage bouleversant sur la détresse des salariés.

Or, la charte d’éthique en ligne sur le site du groupe indique notamment à propos des principes d’action « à l'égard de nos collaborateurs » :

« …Nous sommes confiants dans la loyauté, l’intégrité, la motivation et le sens de l’initiative et des responsabilités de nos collaborateurs. Nous nous attachons à leur assurer un environnement de travail sain et sûr, et à favoriser le développement de leurs qualités professionnelles et de leurs responsabilités individuelles, ainsi que le développement de l’intelligence collective, de l’esprit partenarial et d’innovation… »

La confrontation entre la réalité et les principes est difficile à assumer.

On attend le discours du Président de France Telecom devant la commission des affaires sociales du Sénat le 29 septembre.


Anne

vendredi 18 septembre 2009

Médiation du crédit : Gérard Rameix grand favori


Sauf coup de théatre de dernière minute, c'est Gérard Rameix dont le nom circulait depuis déjà quelques temps qui devrait succèder à René Ricol comme médiateur du crédit, fin septembre.

En effet, René Ricol avait souhaité que son mandat prenne fin pour lui permettre de se consacrer à la gestion de son cabinet d'expertise financière. Il quittera donc ses fonctions sur ce qu'il convient d'appeler un franc succès ("La médiation a débloqué 1,5 milliard d'euros de crédit et fait écraser pour un milliard d'euros de dette") dans un dossier difficile tout en définissant la tache de son successeur :
"Les banques et les assureurs-crédit jouent le jeu, désormais, il faudrait que les grands donneurs d'ordre, les grands groupes qui ont une puissance d'achat considérable, jouent pleinement leur rôle. Certains y sont disposés, d'autres moins. Nous avons ouvert avec eux des discussions. Mon successeur à la tête de la Médiation va les poursuivre. C'est un chantier formidable."

Gérard Rameix est un énarque (promotion Mendès France) de 57 ans qui a débuté à la Cour des comptes avant de rejoindre comme conseiller technique en 1986 le cabinet de Jacques Chirac. Après un passage chez Hottinguer Finances puis dans la société Finindex; il devient en 1993 directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés avant de rejoindre en 1997 le cabinet d'Alain Juppé comme directeur de cabinet adjoint. Il a ensuite passé près de onze ans dans la surveillance des marchés fianaciers d'abord à la Commission des Opérations de Bourse (COB) puis à l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) au poste délicat de secrétaire général. Il s'est notamment fait connaitre en s'occupant de dossiers sensibles comme les délits d'initiés chez EADS, l'affaire Kerviel ou encore le scandale Madoff.

Mayeul

mardi 15 septembre 2009

Au Royaume Uni, de nouveaux acteurs viennent concurrencer les banques



Je poursuis sur le thème de la concurrence. La crise a accéléré l’évolution de la concurrence dans le secteur des services financiers aux particuliers.

Au Royaume Uni, le distributeur Tesco a déjà pris des initiatives en concluant un partenariat avec Royal Bank of Scotland. Il se rapproche maintenant de Fortis pour proposer des assurances habitation et automobiles dont le tarif devrait être inférieur à ceux de la concurrence. Le groupe pourrait annoncer l’ouverture de comptes courants pour ses clients d’ici à 18 mois.

De son côté, le groupe Co-operative développe la partie services financiers avec des arguments fondés sur la prudence de sa gestion et l’éthique : « The Co-operative Bank is the only UK bank with an Ethical Policy that’s voted on by its customers.”

Après les acteurs privés encouragés par les pouvoirs publics pour favoriser l’offre de services aux particuliers, le chancelier de l’Echiquier devrait annoncer des mesures pour encourager des prêts aux petites entreprises faits par des acteurs non bancaires : assureurs et fonds de pension.

Cette nouvelle initiative vient de la crainte de l’assèchement du crédit. Celle-ci est partagée en France où le gouvernement vient de demander aux banques de lui transmettre leur plan d’actions d’ici à la fin de l’année.

Le paysage des services financiers pourrait donc significativement évoluer dans les prochains mois.


Anne

mardi 8 septembre 2009

Une initiative de la BEI pour les PME françaises



En cette période, les discours portent sur l’assèchement du crédit pour les PME. Les représentants politiques, le Président de la BCE, le rapport du médiateur du crédit, tous mentionnent la nécessité d’apporter des crédits aux PME.

Alors, dans ce contexte, il faut souligner l’initiative prise par la Banque Européenne d’Investissement pour venir à la rencontre des PME françaises.

La BEI présentera les modalités de financement et les initiatives prises lors d’une conférence, qui aura lieu le 24 septembre prochain.

Tous les renseignements se trouvent en ligne sur le site de la BEI.

Même si les représentants des entreprises ne peuvent participer à cette réunion, il est utile de suivre les informations publiées sur ce site.

Anne

jeudi 3 septembre 2009

Banque et finance : la France prend des risques !!


La France, par la voix de son Président Nicolas Sarkozy, semble avoir choisi sa manière d'agir pour tenter de régler les problèmes liés à la crise économique et ses conséquences.

En effet, comme le montrent les récentes déclarations - lors de la rencontre avec les banquiers ou lors de la visite à berlin pour soutenir Angela Merkel dans sa campagne électorale, la France a décidé de choisir des règles contraignantes puis de tenter de les imposer aux autres pays par le biais des sommets internationaux notamment lors du prochain sommet du G20 à Pittsburgh.

Les mesures envisagées à l'encontre des banques ou des traders si elles peuvent apparaitre comme rassurante pour le public font en même temps peser un vrai risque sur les banques. En effet, elles ont une incidence directe sur la compétitivité des banques et donc de la place que celles-ci mais aussi que la France et l'Allemagne occuperont demain sur la scène économique mondiale.

Ce risque de distorsion (qui pourrait par exemple se traduire par une fuite des bons traders) est connu de l'Elysée qui compte sur la "conscience internationale". En effet, selon Nicolas Sarkozy : "Il y a maintenant une opinion publique mondiale. Partout dans le monde, les gens sont ulcérés par la pratique de bonus extravagants".

Cepedant, faire reposer la stratégie économique sur l'opinion publique mondiale semble plus que fragile d'autant que le sentiment nationaliste n'a pas disparu.

Mayeul

jeudi 27 août 2009

Bon anniversaire BNP Paribas

La BNP Paribas a soufflé hier ses dix ans d'existence. En effet, le groupe BNP Paribas a été créé le 26 aout 1999 par la fusion de deux grands groupes bancaires. Le groupe est ainsi progressivement passé de 76 000 salariés lors de la fusion à 205 000en 2009 avec deux étapes importantes : acquisition en 2006 de BNL bc et en mai 2009 de 75% de Fortis Banque en Belgique et de 66% de BGL au Luxembourg.



Malgré la crise et les polémiques sur les bonus des traders, la BNP Paribas est devenu la première banque de dépôt de la zone euro en basant ses activités sur une forte banque de détail accompagnée d'une banque d'investissement significative.

Souhaitons donc longue vie à cette banque et beaucoup de réussite sur ses objectifs tels que rappelés par Michel Pébereau et Baudouin Prot (Président et Directeur Général du groupe.BNP Paribas) : « Plus que jamais, notre enjeu est de conforter la place éminente de BNP Paribas, la banque d'un monde qui change, dans une industrie bancaire européenne et mondiale en plein mutation. »

Mayeul