Affichage des articles dont le libellé est particuliers. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est particuliers. Afficher tous les articles

vendredi 29 janvier 2010

Tendance du marché immobilier en 2020


Après les tendances pour 2009, voici les perspectives immobilières pour 2010 tirées d'une analyse des Notaires de France.

De cette note conjoncturelle s'appuyant sur des données chiffrées alimentés par un réseau de professionnels sur l'ensemble du territoire français, on peut retenir :
  • L’éclaircie du marché précédemment constatée paraît se maintenir et même se confirmer à fin 2009
  • Il n’y a pas eu de cataclysme sur les prix comme certains, contrairement au notariat, l’annonçaient en début d’année 2009
Ce constat permet aux Notaires d'émettre une perspective intéressante pour 2010.
L’horizon immobilier est loin d’être totalement dégagé en raison de la crainte de l'augmentation du chômage et des incertitude sur la pérennité des taux de prêts immobiliers actuellement favorables.
De plus on constate un frein à la dynamique actuelle par l’attitude de certains vendeurs qui hésitent à mettre leurs biens à la vente, ce qui, à terme, peut entrainer un effet de pénurie, surtout des produits de qualité, avec risque d’augmentation des prix même si on constate un certain retour des secundo accédant.
La faiblesse des rendements financiers des placements, l’incertitude boursière, l’attractivité des taux d’intérêts de crédits et les aides à l’achat sont autant d’éléments qui doivent confirmer l’élan de reprise.
Le marché immobilier résidentiel en 2010 sera certainement caractérisé par sa sélectivité et son irrégularité.
Mayeul

jeudi 21 janvier 2010

Société Générale à Marseille : une étrange ouverture ???


En plein dans le débat français sur l'identité nationale et alors que certains journaux s'interrogent (enfin !!!) sur la relation des Français avec leur banque, la Société Générale de Marseille se lance dans une approche ciblée du consommateur.

En effet, cette banque a choisi de traduire son nom en langue arabe (certains diront de mal traduire). Une telle démarche ne peut que légitimement soulevé bien des interrogations sur l'intérêt de cette "traduction". En effet, faut il y voir une réponse aux offres de finance islamique - la banque jouant alors sur le rapprochement arabe-Islam - ou la reconnaissance d'un besoin local ??

Il s'agit à mon sens d'une grave erreur de la banque qui renonce ainsi à son identité propre allant jusqu'à traduire son nom en une langue étrangère alors que son logo est connu à travers le monde entier comme en témoigne celui de sa filiale égyptienne.

Mayeul

mardi 1 décembre 2009

Ma crise bien aimée : 1 an déjà

Cela fait déjà un an que nous avons lancé ce blog après bien des hésitations et des réflexions sur l'apport qu'il pouvait avoir pour ses lecteurs dans la compréhension de la crise économique et financière mais aussi comme force de proposition pour les acteurs économiques.


En effet, nos deux premiers premiers posts datent du 1er décembre 2008 :
- USA : La crise immobilière dope le tourisme ?
- La banque mondiale de l'année est française

Au bout d'un an, malgré un léger essoufflement des derniers mois, le bilan est intéressant et encourageant pour les années à venir :

- 6 contributeurs réguliers
- 270 posts
- et plus de 30 000 visiteurs uniques.

Un grand merci à tous nos fidèles lecteurs. Ce n'est que grâce à eux que le blog existe et que nous trouvons la force de continuer à écrire ou à proposer des sujets divers, des vidéos, des idées nouvelles... même si parfois nous regrettons l'absence de commentaires et donc de débat.

L'équipe de Ma Crise Bien Aimée

mardi 13 octobre 2009

Progrès de la BNP en matière de prise en compte des opinions


Depuis quelques années, la BNP Paribas s'est dotée d'outils de veille sur Internet afin de prendre en compte les informations disponibles sur le net. Il s'agit en fait d'un ensemble d'outils assez usuels chez les veilleurs.

Au delà de la collecte d'informations qui doivent permettre à la banque d'être plus réactive et donc plsu à l'écoute du marché et de ses clients, ces outils formant une plate-forme appelée "Léonard" permettent d'améliorer le partage de l'information au sein de la banque.

L'objectif de la BNP rappelé par Michel Bernardini (Responsable IT et communication à la DEE de BNP Paribas) est simple :
"Notre plate-forme a permis à l'utilisateur de simplifier son processus de veille Internet, de l'automatiser en étant en mesure de placer des centaines de sites sous surveillance. Un tour de force rendu possible par un fonctionnement en symbiose de nos 4 outils de veille PolySpot, KB Crawl, Temis et Médiacompil, tous réunis dans un front office lisible et très convivial".

Loin de devoir s'effrayer d'un tel processus, il convient de saluer l'initiative de la BNP qui une fois encore marque ainsi son intéret pour les nouvelles technologies tout en insistant sur la nécessité de prendre en compte également les attentes des clients de la banque et de ne pas rester cantonner dans une veille passive mais savoir s'inscrire dans une démarche de communication active envers le grand public sur le coeur des métiers bancaires.

Mayeul

mercredi 7 octobre 2009

La crise : source d’inspiration !


Les jours passent et se ressemblent au Journal de 20H, licenciements, fermeture de sites, industriels, reprise tardive etc.
Pourtant la crise est une formidable source d’inspiration pour de nombreux français. Marie, à travers ses vidéos du Lundi, poste régulièrement des réalisations d’internautes dont le talent créatif est certain et l'humour toujours au RDV.
Aujourd’hui, c’est du blog de Luc Lemploy, cadre, dont j’aimerai vous parler.
L’auteur, François S, nous fait vivre les tribulations d’un cadre fraichement licencié pour motif économique. On pourrait s'attendre à un récit triste, pessimiste mais c'est tout le contraire loin d’un récit monotone, l’auteur illustre chacune de ses expériences par une BD … dont le style est plutôt agréable ... mais fait preuve d'un humour ravageur.
D'ailleurs François S définit lui-même son blog comme « Un blog BD sur la crise, à l'humour ravageur et qui sent le vécu ! Luc, cadre en entreprise, perd son travail du fait de la Crise et se retrouve dans l'univers complexe de la recherche d'emploi. Luc est mon double imaginaire, dont les aventures sont nourries par mes expériences. Si vous aimez ce blog, diffusez son adresse à vos contacts ! ».
Le ton est donné, profitez de vos pauses-cafés pour visiter le blog de notre nouvel ami. http://francois-s.over-blog.com/

Jean-Paul

mardi 22 septembre 2009

France Telecom, crise du climat social et charte d’éthique


Au-delà des événements survenus chez France Telecom, combien de cas difficiles qui restent anonymes ?

Un tel climat est à l’origine d’un gâchis humain, pour les salariés directement concernés mais aussi pour tous les autres qui craignent de subir eux aussi une situation difficile. C’est aussi un gâchis pour la société dans son ensemble avec les conséquences sur l’entourage des salariés et les coûts des soins ou des arrêts de travail.

L’entreprise subit des effets négatifs et donc des coûts supplémentaires. L’image du groupe France Telecom est affectée par les conséquences induites sur son image et donc la relation partenaires, notamment clients.

Parmi les déclarations publiques, celle d’un médecin du travail du groupe lors du journal de 20h sur France 2, le 19 septembre dernier, est un témoignage bouleversant sur la détresse des salariés.

Or, la charte d’éthique en ligne sur le site du groupe indique notamment à propos des principes d’action « à l'égard de nos collaborateurs » :

« …Nous sommes confiants dans la loyauté, l’intégrité, la motivation et le sens de l’initiative et des responsabilités de nos collaborateurs. Nous nous attachons à leur assurer un environnement de travail sain et sûr, et à favoriser le développement de leurs qualités professionnelles et de leurs responsabilités individuelles, ainsi que le développement de l’intelligence collective, de l’esprit partenarial et d’innovation… »

La confrontation entre la réalité et les principes est difficile à assumer.

On attend le discours du Président de France Telecom devant la commission des affaires sociales du Sénat le 29 septembre.


Anne

mardi 15 septembre 2009

Au Royaume Uni, de nouveaux acteurs viennent concurrencer les banques



Je poursuis sur le thème de la concurrence. La crise a accéléré l’évolution de la concurrence dans le secteur des services financiers aux particuliers.

Au Royaume Uni, le distributeur Tesco a déjà pris des initiatives en concluant un partenariat avec Royal Bank of Scotland. Il se rapproche maintenant de Fortis pour proposer des assurances habitation et automobiles dont le tarif devrait être inférieur à ceux de la concurrence. Le groupe pourrait annoncer l’ouverture de comptes courants pour ses clients d’ici à 18 mois.

De son côté, le groupe Co-operative développe la partie services financiers avec des arguments fondés sur la prudence de sa gestion et l’éthique : « The Co-operative Bank is the only UK bank with an Ethical Policy that’s voted on by its customers.”

Après les acteurs privés encouragés par les pouvoirs publics pour favoriser l’offre de services aux particuliers, le chancelier de l’Echiquier devrait annoncer des mesures pour encourager des prêts aux petites entreprises faits par des acteurs non bancaires : assureurs et fonds de pension.

Cette nouvelle initiative vient de la crainte de l’assèchement du crédit. Celle-ci est partagée en France où le gouvernement vient de demander aux banques de lui transmettre leur plan d’actions d’ici à la fin de l’année.

Le paysage des services financiers pourrait donc significativement évoluer dans les prochains mois.


Anne

mardi 1 septembre 2009

Récit d’une première rencontre avec le Pôle Emploi :

Premier contact avec le Pôle Emploi issu de la fusion entre les ASSEDIC et l’ANPE, quel contact !


Avec une innocence certaine, je suis allé ce matin à mon rendez-vous Pôle Emploi, certain que les choses allaient avancer rapidement.
N’ayant jamais connu le chômage, je me suis laissé berner par les médias et les déclarations politiques qui promettaient une profonde réforme du système.

Je vais donc à ce premier rendez-vous plein d’entrain, prêt à exposer mon nouveau projet professionnel et à remplir toutes les formalités nécessaires (documents à l’appui).

Première déception, pour un rendez-vous à 9h, l’Agence ouvre ses portes à 9h, naturellement fallait y penser, pourtant 5 ou 6 personnes attendent déjà dehors, les Français sont ponctuels !

Seconde déception, dès l’accueil, le personnel semble fatigué voire éreinté, il est pourtant 9h et nous sommes les premiers « usagers » - « clients » de l’agence. Quant sera-t-il à 17h ?
Le ton est donné, on ne recherche pas un emploi avec le sourire … dépressifs s’abstenir.

Je suis rapidement présenté à ma conseillère. Je commence par expliquer ma situation puis tente de présenter mon projet professionnel mais je suis immédiatement coupé … « ici, je m’occupe uniquement de votre inscription comme demandeur d’emploi » ! Je reste sans voix … « pour votre projet professionnel, vous aurez un autre rendez-vous dans un autre endroit ». Evidement, c’est logique !
Et là, mon entrain, mon innocence disparaissent … effectivement on est loin de la rationalisation. Les médias, les politiques m’ont donc menti ?

Le contact avec ma « chère conseillère » se limite à un jeu de questions-réponses d’un profond pathétisme et la moindre argumentation semble l’ennuyer … C’est d’ailleurs l’ambiance générale puisque j’entends ces collègues soupirer dans les couloirs … il est tout de même 9h20 du matin !

Je ressors de cet entretien sans grand espoir, conscient que le « salut » ne pourra venir que de mes propres démarches quant à l’indemnisation chômage ce sera pour une autre fois.
Car aussi étonnant que cela puisse paraitre, le système français ne favorise pas les études, ou les reprises d'études car toute interruption d’un an de votre activité sans être déclaré demandeur d’emploi, vous coupe vos droits à l’indemnité chômage. Cela aussi fallait y penser !
Je comprends mieux certains collègues qui avaient pour mot d’ordre « cotises et tais-toi ! ».

Je rêvais d’un entretien où dans un premier temps on effectuait les démarches administratives et dans un second temps on discutait du projet professionnel, des offres disponibles … pour moi c’était cela la réunion des Assedic et de l’ANPE, je me suis trompé !

Jean-Paul

mardi 25 août 2009

Voyager et partager des supports numériques


« L’affaire Clotilde Reiss » est un révélateur supplémentaire des précautions à prendre lors de la transmission électronique d’informations.

Les moyens modernes à disposition du voyageur qui veut partager des impressions ou des messages avec ses proches sont d’une grande richesse, mais comportent aussi des risques. Lorsque l’on se trouve dans certains pays, même une photo banale peut être qualifiée d’espionnage pour peu que le régime politique en décide ainsi.

Le site du Ministère des Affaires Etrangères mentionne un certain nombre de conseils aux voyageurs à destination de l’Iran notamment en matière de photographies, mais pas encore de consignes sur les précautions à prendre dans le contenu et les modalités d’envoi d’emails par exemple.

Rappelons nous qu’en d’autres temps, les grands de ce monde ne confiaient leurs messages les plus importants et confidentiels qu’à des messagers de confiance qui allaient remettre en personne leurs lettres.

Peut-être faudra-t-il dans certains cas revenir à des méthodes de transmission personnelle des informations éventuellement codées ou emporter son pigeon voyageur…

Alors, selon votre pays de destination, renseignez vous sur les précautions à prendre.

Anne

mercredi 15 juillet 2009

Quelles conséquences la crise a-t-elle sur l’image des banques ?

Malgré tous les accidents intervenus ces derniers mois, placements non maîtrisés, pertes, fraudes, actions à contre temps en matière de rémunérations ou de stock options des dirigeants de banques, les clients n’ont pas déserté les agences bancaires et ont même participé aux augmentations de capital lancées par les banques.

La vie semble donc reprendre son cours et la profession bancaire s’accommoder de la situation.

Le dernier discours du Président de la Fédération Bancaire Française reflète une autosatisfaction. La profession se dit satisfaite des campagnes de communication destinées à encourager les acteurs économiques à se financer et considère avoir respecté ses engagements de moyens en matière d’octroi de crédits.

Pourtant, un récent sondage de l’IFOP dans six pays européens révèle la baisse de confiance des consommateurs européens envers le secteur bancaire et, en France, trois quarts des Français considèrent que leur chargé de clientèle n'a pas changé.

Dans l’interview publiée le 23 juin dernier, M. Pauget indiquait « nous sommes conscients de la très forte exigence de la société à notre égard ».

Certains publicitaires considèrent que la communication des banques françaises n’est pas audible et qu’elles n’ont pas encore les messages adaptés aux changements intervenus dans le système économique.

Alors, le changement viendra-t-il de banques étrangères qui auraient décidé de s’engager dans une nouvelle relation commerciale avec leurs clients ou sera-t-il suscité par l’apparition de nouveaux concurrents ? Les deux peut-être.

Anne

mercredi 20 mai 2009

BNP Paribas : une publicité engagée


Le 12 mai dernier, BNP Paribas a lancé sa nouvelle campagne de publicité basée sur le message « BNP Paribas : nous sommes engagés à vos côtés ».

Trois cibles sont visées dans cette publicité :
- Les particuliers : avec différents types de crédits comme le crédit immobilier ou le crédit à destination des étudiants et des jeunes actifs, l’étalement de crédit…
- Les professionnels : avec le crédit aux projets,le micro-crédit, l’aide aux auto-entrepreneurs
- La société civile en général avec le projet banlieues et la mise en avant de la diversification du recrutement

En plus de ces engagements, la banque met en avant sa dimension « conseil » et son côté humain en illustrant la publicité avec la photographie des employés d’une agence de Marseille.

Contrairement au modèle d’Accenture (voir le billet d’avant-hier) basé sur la technologie, BNP Paribas communique sur un angle totalement différent, mettant en avant la manière dont elle répond aux attentes de ces clients.

Après la nouvelle campagne de la Poste et celle maintenant de la BNP, d’autres banques suivront-elles le mouvement ?


Marie

mardi 12 mai 2009

La Banque Postale comprend la crise


Il ne vous aura pas échappé que la Banque Postale a lancé une nouvelle campagne de communication. Elle est partout exposée, sur les stations de bus, sur le net, à la télévision, paraît-il (je ne l'ai pas)... Si l'on en croit le communiqué de presse, l'établissement a effectivement mis les moyens. Et si l'on se base sur les réaction sur les blogs, les avis sont plutôt favorables, mais portent surtout sur l'aspect créatif et esthétique du thème : les fleurs. Ainsi a-t-on de beaux arômes érigés en symbole de la "nouvelle façon de vivre sa banque".

Personnellement, je suis assez partagé : si je salue l'audace et l'incongruité de traiter par des fleurs un sujet assez morne, voire tabou (les relations des Français avec leurs banques), je suis en revanche plus que circonspect sur le message ainsi délivré.
Car il semble que la Poste se focalise uniquement sur 1) l'accessibilité de ses services par ses clients (24/24, 7/7) , et 2) le respect du type de relation que chacun souhaite avoir avec son conseiller.
Le but est de créer voire de renforcer les liens entre la Banque Postale et le client, de créer de la proximité.
Là, je pense que l'ex-Poste a compris intuitivement (?) un enseignement de la crise financière : créer - ou améliorer sensiblement - les rapports entre les banques et leurs particuliers. C'est un des messages que ma crise bien-aimée s'efforce de faire passer depuis 6 mois.
Et à voir le communiqué de presse, je pense qu'elle a mis le doigt là où cela fait mal : la banque, perçue comme très technique et paradoxalement dangereuse pour vos comptes, doit développer une relation de confiance et de complicité avec ses clients en les respectant.

Mais, se borner à une campagne de communication démontrerait une absence de vision stratégique. C'est un bon début, mais c'est loin d'être suffisant, car la confiance et la complicité, cela se construit sur le long terme. La Banque Postale hérite du maillage territoriale et de l'image de la Poste. Ce sont de forts atouts. Elle, comme les autres banques plus classiques, doivent montrer qu'elles travaillent certes pour leurs clients, pour elles-mêmes, mais également pour un projet commun : le développement des territoires, des industries de pointes, l'exportation des PME... bref, tout ce qui permet d'apporter une vision de long terme entre une société et ses banques.

Je souhaite donc que la Banque Postale ait une stratégie en plus d'une belle campagne de pub.

Matthieu

dimanche 26 avril 2009

Livret A : des taux à la baisse

Le Premier mai prochain, qui est traditionnellement marqué par la Fête du Travail, le Livret A verra son taux de rémunération baisser fortement. Il passera ainsi de 2,5% à 1,75%. Cette baisse sensible est une nouveauté avec un taux passant sous les 2% ce qui ne s'était jamais vu depuis la création du Livret A en 1818.
Ce faible taux est, malgré tout, en cette période de crise financière, une bonne nouvelle pour les épargnants car si l'on s'en tient à la formule de calcul il aurait du être de 1%.

Il y a cependant de fortes chances que la prochaine révision prévue le 1er aout (la révision s'effectue maintenant sur une base trimestrielle) confirme la baisse actuelle avec un taux annoncé à 1,25%.

Une nouvelle fois, il s'agit de ne pas atteindre le taux de 1% évitant ainsi de créer une déstabilisation chez les épargnants en contribuant à la montée de l'inquiétude sur les signes de reprise comme l'augmentation de la consommation des ménages en mars 2009 (même si certains analystes refusent d'y voir un signe positif).

Mayeul

lundi 20 avril 2009

Crédit et crise : suite

J'ai rédigé hier un post sur le crédit et la crise, dans lequel j'avais relevé les dangers de relancer la consommation par une réligitimation à outrance du crédit chez les particuliers.
Je note que Georges Ugeux a lui aussi écrit un post sur son blog où il décrit la prise de conscience par nulle autre que la Maison Blance pour réguler les dispositifs de crédit à la consommation. Le but ? Eviter que le monde du crédit abuse les consommateurs et soit plus transparent.
Initiative certes louable, mais il faudra quand même se poser la question du long terme dans cette histoire. Car le système de carte de crédit - dont les taux si importants sont relativement comparables en France et aux Etats-Unis - encourage très fortement des tendances pro-cycliques. Je remarque au passage que les agences de notations Moody's, Fitch, Standard and Poor's, qui se sont chargées historiquement de noter la solvabilité des acteurs économiques, ne semblent pas faire grand'chose pour stabiliser ces tendances - par exemple, en modifiant leurs critères de notations.
A quand une responsabilisation des banques et de leurs organismes de crédit, pour qu'elles se réoriente vers une relation de long terme, plus stable avec leurs clients, notamment au travers des produits qu'elles leur offre ?

Matthieu

dimanche 19 avril 2009

Crédit et crise : des raisons d'être inquiets?


Le journal la Tribune a publié le 17 avril 2009 toute une série d'articles visant à rélégitimer le crédit auprès des consommateurs dans le but avoué de faire repartir la consommation. Je mets en regard de cette initiative les dispositions prises par Madame Lagarde pour "encadrer le crédit à la consommation", fin mars 2009, ainsi que l'article de Jean Paul au sujet du crédit et de la crise aux Etats-Unis.

Il me semble que ces signaux ne soient pas très encourageants envers l'avenir, tout comme l'on peut s'interroger sur la réalité des lessons retenues de la crise financière puis économique depuis dix-huit mois. Le crédit est une facilité de paiement anticipant sur l'avenir (cf. la racine latine du mot crédit - "credo", je crois). Les banques, les bancassureurs de plus en plus, les organismes spécialisés offrent du crédit à des taux qui suivent ceux de la BCE (et du livret A, par la même occasion), c'est à dire des taux décroissants. Si je fais confiance aux vendeurs de crédits pour se rémunérer sur leurs services, je me demande si le nombre de consommateurs ayant recours à cette facilité de paiement ne serait pas suspectible d'atteindre une telle masse que l'on assisterait à une crise de liquidité (cela vous rappelle-t-il quelque chose ?).

Notre équipe met depuis quelques mois en avant l'idée de capitalisme durable et la nécessaire prise en compte du long terme. La crise actuelle présente l'opportunité de redéfinir une partie du système capitaliste - essentiellement, celle qui a trait à la finance - pour mieux tenir compte du futur et du développement durable (je ne pense pas uniquement à notre environnement écologique, mais également à notre croissance économique, peut-être plus modérée mais plus constante).

Poursuivre l'état actuel des choses en encourageant le recours au crédit me semble dangereux, d'autant que nombre d'experts estiment que la prochaine crise sera celle de l'endettement des Etats.
Si les Etats sont endettés (cf. la situation de la Grèce, de l'Espagne, de la Roumanie, des Etats-Unis, voire de la France...) et si les ménages le sont également, je m'interroge alors sur les conséquences sociétales d'une telle situation.


Matthieu

vendredi 10 avril 2009

Finance islamique : une réponse alternative aux petits soucis des PME françaises

La finance islamique va concurrencer à court terme les crédits fournisseurs et à moyen terme les organismes de crédit. En refusant de ne pas en tenir compte, ces établissements traditionnels prennent un risque inacceptable.

Le produit répond à besoin clientèle : « j’ai besoin d’investir dans du matériel, alors, que mon banquier prenne 5% à la source ou que je donne l’équivalent en euro à la banque islamique une fois que j’aurais réalisé plus de CA grâce à cet achat, c’est pareil » (H.G – gérant d’un commerce à Paris).
Pourtant, les barons de la banque n’y croient pas : « ils n’ont pas le niveau et nos clients ne les prennent pas au sérieux » (N.H – un cabinet parisien).

Alors qu’en ces temps de crise, les entrepreneurs luttent pour leur survie, les intouchables n'y croient pas. Ceux qui l’anticipent suivent un Master à Strasbourg


Patrick Marchant

lundi 23 mars 2009

Ne dites pas à ma mère que je suis banquier, elle croit que je suis pianiste dans un bordel

Ce titre qui parodie le livre de Jacques Séguéla n’est pas très loin de la réalité . Jean-Paul vous avait raconté il y a quelques jours l’histoire qui était arrivée à son amie Nadine , cadre dans une grande banque. La vidéo ci-dessous met en scène un faux banquier qui mendie à l’entrée d’une bouche de métro. Les réactions des passants se divisent en deux catégories : d’un côté, ceux qui refusent de donner de l’argent et qui expliquent que les banquiers ont ruiné l’économie, de l’autre, les personnes qui compatissent.



Même si je trouve l’attitude de ce faux banquier trop agressive, les réactions qu’il déclenche sont intéressantes et reflètent une certaine réalité. Un ami me confiait récemment qu’il ne disait plus aussi facilement qu’il travaillait dans le monde de la finance lors de dîners. Un signe des temps alors que ce secteur était très admiré il y a encore quelques années.

Il est étonnant de voir qu’à titre individuel les personnes travaillant dans le secteur bancaire sont fortement conscientes de l’image très endommagée des établissements financiers suite à la crise et qu’en parallèle les banques communiquent de manière totalement décalée vers leurs clients (voir le post de Jean-Paul sur le CIC) ou approuvent des décisions qui font ensuite scandale dans les médias (comme le versement de stock-options par la Société Générale à ses principaux dirigeants). Contrairement à la théorie de la psychologie sociale qui dit qu’un groupe est plus performant que la somme des ces individus, l’individu est dans le cas présent plus intelligent que le groupe. Les employés des banques ne sont pas déconnectés de la réalité contrairement à leurs institutions.

Marie

mercredi 18 mars 2009

La banque de demain :

La vidéo ici : lire


Qu’attendons-nous de la banque de demain ? Voilà une question qui devrait tracasser tous les banquiers de la planète … mais la réponse a été trouvée par le CIC et le Crédit Mutuel.
En ces temps de crise, de scandales financiers et bancaires où ces mêmes banques sont montrées du doigt par l’opinion mais aussi par les gouvernements, la question de la banque du futur est centrale.
Nous parlons très régulièrement sur ce blog de ce que devrait être la relation de demain entre la banque et la population. Relation tournée autours de nouveaux enjeux comme l’économie durable par exemple.

Il semble que les banques pensent autrement. Le CIC a lancé sa nouvelle campagne de publicité télévisuelle pour annoncer son entrée dans le monde de la téléphonie mobile.
Il s’agit d’un partenariat entre le CIC, le Crédit Mutuel et NRJ mobile, dépendant lui-même du réseau SFR.
Il sera ainsi possible de souscrire un abonnement, recharger son compte de téléphonie mobile auprès des guichets de l’enseigne bancaire, quel rêve !

C’est explicite, dans la vidéo, le CIC pense inventer (sur le ton de l’humour la banque de demain) mais est-ce vraiment ce que l’on attend de la banque de demain ?
Après les téléphones, les habitations, les assurances, que nous vendront les banques ?
Aidez-nous à conceptualiser la banque de demain en laissant des commentaires sur comment vous imaginez la banque idéale, la banque du futur …

Jean Paul

mardi 17 mars 2009

Des banques peu admirées


La Tribune a réalisé avec l’institut d’études de marché BVA et l’agence de publicité Leo Burnett un sondage sur les marques préférées des Français. Dans le trio de tête des marques que les Français reconnaissent comme ayant changé leur vie se trouvent Google, Ikea et Decathlon.

Ce même sondage donne des résultats surprenants pour les acteurs du monde de la banque et de l’assurance. Alors que nous pourrions nous attendre à trouver des poids lourds du secteur bancaire comme BNP Paribas ou la Société Générale dans les premières places, ces deux banques se retrouvent respectivement au 13ème et 14ème rangs. Les deux premières marques sont des assurances, MMA et MAAF, suivies par la Banque Postale.

Ce classement en dit long sur la relation des Français vis-à-vis de leurs établissements financiers. Ce ne sont pas les grands acteurs bancaires côtés qui sont appréciés mais les acteurs plus petits, mutualistes (MMA, MAIF, Caisse d’Epargne…) ou La Banque Postale qui se détache des banques traditionnelles par son positionnement « accessible à tous ».

Au delà de la valorisation financière de l’entreprise, il faudrait aussi prendre en compte la « cote d’amour » qu’elle a auprès de ses clients qui se traduit par la fidélité à la marque par exemple. Les grandes banques comptent sur leur image et sur la lourdeur du système pour changer d’établissement bancaire pour garder leurs clients. Mais aucune situation n’est éternelle. Quels seront les effets à long terme de cette désunion entre grandes banques et clients mise en avant par ce sondage ?

Marie

vendredi 13 mars 2009

Avec la crise, ne démissionnez pas, abandonnez votre poste !


Le droit du travail prévoit que l’employeur a le devoir de licencier un employé qui abandonne son poste. S’il ne le fait pas, il commet une faute qui pourra être sanctionnée au tribunal des Prud’hommes.
Ne pas venir travailler, n’est pas une démission mais un abandon de poste !
Après avoir abandonné son poste, l’employé lui-même peut saisir ce tribunal pour reprocher à son employeur de ne pas l’avoir licencié !
Salariés, futurs licenciés, n’oubliez pas que saisir les Prud’hommes peut aussi servir à obtenir une prime supplémentaire !
Ce qu’un licenciement coûte à votre employeur.

Patrick Marchant